Le prétérit anglais et ses diverses réalisations en français : étude de linguistique contrastive

par Françoise Lachaux

Thèse de doctorat en Linguistique

Sous la direction de Paul Bensimon.

Soutenue en 2001

à Paris 3 , dans le cadre de Ecole doctorale Études anglophones (....-2009 ; Paris) .


  • Résumé

    Le présent travail propose une ré analyse des valeurs traditionnelles du prétérit, en parallèle avec le français, la multiplicité des traductions, relevées dans un vaste corpus d’exemples, obligeant à un questionnement sur une unicité de valeur. Il est traditionnellement admis que le prétérit code une opération de décalage par rapport au moment d’énonciation, dans le passé ou l’hypothèse. Il existe cependant des cas où n’est possible de relier ce décalage ni à une problématique temporelle, ni à un décrochage de l’énoncé dans l’hypothèse, 1e recours au prétérit étant alors de nature interénonciative, codant “entre les mots” un signal adressé au co-énonciateur. Sous une apparente simplicité, le prétérit, trace unique d’opération ne laissant de l’intervention énonciative qu’une marque minimale, tolère une multitude de valeurs très différentes, qui dépassent la problématique temporelle. Au contraire, le rôle fondamental de la traduction, qui est d’effectuer un rendu “photographique” des effets de sens en contexte, révèle les opérations profondes codées par le marqueur -ed. L’analyse de ses emplois stylistiques, domaine jusqu’ici peu exploré, confirme la nécessité d"‘ouvrir” la problématique du prétérit sur une conception “élargie”, et non exempte de subjectivité, de la notion de décalage. Sont également prises en compte, entre autres, les valeurs des marqueurs be + -ing, de la forme were dans le micro-système was/were, de l’imparfail français, ainsi que de la périphrase être en train de.

  • Titre traduit

    The english preterite and its various translations into french : A comparative study


  • Résumé

    The present work, based on a large corpus of examples, offers a new analysis of the traditional values attributed to the English preterite, in view of its numerous translations into french. It is commonly admitted that the abstract function of the preterite is to point out a discrepancy between the predicative relation and the situation of enunciation : either to locate the predicative relation in the past, or to indicate that it does not correspond to the extralinguistic reality at the time of enunciation, that it is a « virtual » hypothesis. However, in some cases, the preterite does not seem to be used to refer to the past or to hypothesis, but to the “attitude” of the utterer towards the co-utterer, like some abstract code meant to attract his or her attention. The role of translation is then fundamental, in that it points out the deep abstract linguistic operations at work behind the apparent simplicity of the preterite, and it gives a « photographic » reflection of its values in context. The analysis of the stylistic uses of the preterite, which have rarely been mentioned so far, confirms the necessity of an « enlarged » concept of the discrepancy at work, when studying this grammatical marker, putting forward a more << subjective » approach. The values of other abstract markers, such as the be + -ing form, the were form in the « was/were » micro—system, the French imparfait and the expression être en train de, are also taken into account and analysed.

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