Archéologie des textiles protohistoriques : exemple de la Gaule celtique

par Christophe Moulherat

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de Jean-Pierre Mohen.

Soutenue en 2001

à Paris 1 .


  • Résumé

    Préservés le plus souvent sous une forme minéralisée, les textiles sont les témoins privilégiés de bien des aspects des communautés humaines. Retrouvés dans les sépultures, leur utilisation répond souvent à des préoccupations tant économiques que sociales. Grâce à la mise en place au Centre de recherche et de restauration des musées de France d'une méthode de caractérisation combinant la microscopie électronique à balayage et la microscopie optique, il a été possible de mettre à jour certains de ces aspects à travers notamment l'identification des fibres. A cet effet, 128 échantillons, provenant pour les deux tiers de Gaule celtique et le tiers restant de Mongolie, ont été étudiés. La Gaule, au cours des huit siècles que constituent le premier et le second âge du Fer, s'est ainsi révélée d'une richesse exceptionnelle tant par la quantité de textiles conservés que par leur qualité technique. La première période, qui couvre un espace correspondant à la partie occidentale de la civilisation hallstattienne, est marquée par l'apparition des premiers tissus complexes, dans lesquels le jeu des couleurs et les nouvelles techniques de tissage combinés à l'utilisation de fibres variées, produisent un décor harmonieux dont on ne retrouvera l'équivalent que sous l'Empire romain. La production de la seconde phase, répandue dans tout l'espace de la civilisation laténienne, est plus stéréotypée, de facture plus grossière mais présente la particularité d'être essentiellement à base de laine de mouton. Les possibilités offertes par l'identification des fibres minéralisées nous ont aussi permis d'aborder le problème des échanges. Ainsi, nous avons pu identifier de nombreuses soieries dans la nécropole Xiongnu d'Egiin Gol en Mongolie septentrionale; leur étude nous a permis de conclure qu'elles provenaient de Chine et atteste, par conséquent, de la présence de courants d'échange entre les nomades pré-mongols et les chinois en marge de la route de la soie.


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (446 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 62-93. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Panthéon-Sorbonne. Bibliothèque Pierre Mendès France.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.