Développement et application des techniques ICP-MS et LA-ICP-MS à la caractérisation de l'or : circulation monétaire entre Orient et Occident dans l'Antiquité et au Moyen-Age

par Alexandra Gondonneau

Thèse de doctorat en Physique des matériaux

Sous la direction de Maria Filomena Guerra.

Soutenue en 2001

à Orléans .

  • Titre traduit

    Development and application of ICP-MS and LA-ICP-MS techniques fot the characterisation of gold : monetary circulation in Orient and Occident in Antiquity and Middle Age


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  • Résumé

    Pour déterminer la provenance de l'or, nous avons développé la spectrométrie de masse à plasma inductif, associée ou non, à l'ablation laser UV (LA-ICP-MS et ICP-MS) et défini les protocoles d'analyse afin de doser quantitativement un grand nombre d'éléments susceptibles de différencier les minerais d'or utilisés pour la fabrication des objets anciens. L'optimisation des paramètres liés à l'ICP-MS, à l'acquisition des données et au laser s'est effectuée en respectant un critère quasi non destructif : seuls des prélèvements de 1 à 3 ?g en analyse directe et de 2 mg en analyse liquide suffisent. L'analyse par activation protonique nous a permis de disposer de matériaux de référence et de vérifier, pour certains éléments, la validité des résultats obtenus : la technique LA-ICP-MS permet une approche surtout qualitative dans notre configuration tandis que la méthode ICP-MS permet de caractériser quantitativement l'or archéologique. L'analyse de monnaies d'or antiques, émises du VIe au IIIe s. Av J. -C. , de Crésus à Alexandre le Grand a conforté l'hypothèse de la réutilisation des trésors achéménides par ce dernier pour frapper son propre monnayage en Orient. En Macédoine, la différence de composition élémentaire des statères aux types de Philippe II et d'Alexandre permet une datation plus précise de certains exemplaires. Nos recherches sur l'or musulman monnayé du VIe au XIIe s. Ont permis de mieux cerner la circulation des métaux précieux en Orient, en Egypte et en Ifrîk'iyah. Au début des conquêtes, un or précédemment utilisé est recyclé pour les émissions orientales et africaines. Sous les Abbassides deux ors différents, un en Egypte et l'autre au Moyen-Orient sont utilisés et l'analyse des dinars fatimides confirme que l'or d'Egypte se différencie de l'or frappé en Ifrîk'iyah. Mais, c'est seulement vers le milieu du Xe s. Que ce légendaire or du Soudan ancien arrive en quantité suffisante pour frapper les monnaies musulmanes en Afrique du Nord et en Egypte.

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Informations

  • Détails : 295 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 247-256

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  • Bibliothèque : Université d'Orléans. Service commun de la documentation.Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TS 19-2001-70
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