Etude des mécanismes impliqués dans l'évolution de la digestion et de l'utilisation métabolique des fibres alimentaires au cours de la vie du porc. Conséquences pour l'estimation de la valeur énergétique des aliments

par Gwenola Le Goff

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées. Productions animales

Sous la direction de Jean Noblet.

Soutenue en 2001

à Rennes, ENSA .

  • Titre traduit

    Study of the mechanisms implicated in the evolution of digestion and metabolic utilisation of dietary fibre in pigs. Consequences for the estimation of energy value of feeds


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  • Résumé

    L'objectif du travail est d'analyser les conséquences digestives, métaboliques et physiologiques de l'apport de fibres dans l'aliment, au cours de la vie du porc. D'abord, la digestibilité fécale de l'énergie et des nutriments et les teneurs en énergie digestible et métabolisable de 77 aliments complets ont été mesurées chez des porcs en croissance de 60 kg et des truies adultes à l'entretien. Ensuite, quatre aliments, un régime témoin (10 % de fibres) et trois régimes expérimentaux enrichis en drèches de maïs, en son de blé, ou en pulpe de betterave (20 % de fibres), ont été distribués à des porcs en croissance (40 kg), et en finition (80 kg) et à des truies adultes à l'entretien (250 kg) afin de mesurer : la capacité de la flore bactérienne à dégrader les fibres, le temps de rétention des digesta et, I'utilisation digestive et métabolique des nutriments et de l'énergie des régimes. Les résultats montrent que l'introduction de fibres dans l'aliment entraine une diminution de la digestibilité de l'énergie, avec un effet moindre chez la truie adulte comparativement au porc en croissance. Ceci est associé à une utilisation digestive des fibres accrue chez la truie adulte. Cette amélioration, dépendante de l'origine botanique des fibres, semble plus liée à une augmentation du temps de séjour des digesta qu'à une amélioration de la capacité de la flore à dégrader les fibres. Contrairement à des données antérieures, I'incorporation de fibres dans I'aliment n'a pas entraîné d'augmentation de la production de chaleur totale chez le porc en croissance ou en finition, ni chez la truie adulte. En conclusion, la teneur en énergie d'un aliment varie en fonction de sa teneur en fibres et de leur origine botanique, mais également en fonction du stade de croissance de l'animal qui I'ingère. En pratique, il est alors suggéré d'utiliser deux valeurs énergétiques pour un même aliment, I'une applicable au stade crolssance du porc et l'autre, applicable au stade truie adulte.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (208 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 227 réf.

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  • Bibliothèque : AGROCAMPUS OUEST. Bibliothèque Générale de Rennes.
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