Utilisation de l'énergie et ingestion d'aliment chez le porc en croissance : effets des températures ambiantes élevées et des caractéristiques nutritionnelles de l'aliment

par Laurent Le Bellego

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentale et appliquées, agronomie, sciences du sol et production végétale

Sous la direction de Jean Noblet.

Soutenue en 2001

à Rennes, ENSA .

  • Titre traduit

    Energy utilisation and feed intake in growing pigs: effects of high ambient temperatures and nutritional characteristics of the feed


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    La réduction de la teneur en protéines de l'aliment associée à une poly-supplémentation en acides aminés industriels permet de réduire l'excrétion azotée chez le porc de 65 kg jusqu'à 58%. En pratique, en supplémentant l'aliment uniquement avec des acides aminés disponibles en nutrition animale cette réduction atteint 40%. De plus, la substitution d'une partie des protéines alimentaires par de l'amidon ou de l'amidon et des matières grasses entraîne une diminution des pertes d'énergie dans les urines et sous forme de chaleur de 3,5 et 7,0 kJ/g de protéines ingérées en moins. Cette diminution de la production de chaleur avec la réduction du taux de protéines est négligeable chez le porcelet (12 à 27 kg). Ces résultats combinés avec ceux de la bibliographie suggèrent que l'épargne d'énergie associée à la réduction de la teneur en protéines de l'aliment est dépendante du poids vif du porc. L'utilisation des concepts de digestibilité standardisée des acides aminés et d'énergie nette permet de formuler des régimes à basse teneur en protéines qui n'affectent ni le gain de poids entre 24 et 100 kg, ni la composition de la carcasse à l'abattage. En logement individuel et pour des performances élevés, la réduction de la teneur en protéines ou de l'extra-chaleur de l'aliment n'a pas permis d'atténuer significativement l'abaissement de la consommation d'aliment due à l'exposition à des températures ambiantes élevées (22 vs 29ʿC) et le supplément d'énergie consommé au chaud lorsqu'un aliment à faible teneur en protéines et enrichi en matières grasses est utilisé, se traduit par une augmentation de l'adiposité de la carcasse. Ce résultat est confirmé par une réduction du dépôt de protéines au profit du dépôt de lipides entre 25 et 65 kg lorsque les animaux sont maintenus au chaud (23 vs 30ʿC). En outre, une forte restriction alimentaire à la thermoneutralité (23ʿC) pénalise plus le dépôt de protéines que la même restriction en conditions de températures élevées (30ʿC).

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Informations

  • Détails : 1 vol. (170 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 195 réf.

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  • Bibliothèque : AGROCAMPUS OUEST. Bibliothèque Générale de Rennes.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : B 131
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