Droit d'auteur et développement
| Auteur / Autrice : | Lala Rasoamanandray-Renaivosoa |
| Direction : | André Lucas |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit privé |
| Date : | Soutenance en 2001 |
| Etablissement(s) : | Nantes |
Mots clés
Résumé
La question est de savoir dans quelle mesure la protection du droit d'auteur peut présenter un intérêt pour les pays du sud étant donne que ces derniers sont avant tout utilisateurs d'ouvrages en provenance des pays industrialises. Notre objectif a été de démontrer qu'en raison du coût élevé des redevances de droit d'auteur que les pays du sud ont beaucoup de difficultés à honorer, des mesures pourraient être adoptées pour éviter d'importer des œuvres protégées par le droit d'auteur. Pour ce faire, une solution consisterait à motiver les créateurs dans ces pays pour qu'à leur tour, ils produisent les biens intellectuels nécessaires à leur développement. En effet, tant que les droits des créateurs ne font pas l'objet d'une protection effective par des dispositions législatives et réglementaires bien élaborées, tant qu'ils ne se sentent pas rassures par une gestion rationnelle de leurs droits, la création ainsi que les entreprises culturelles resteront un mythe, et la culture nationale vouée à l'inexistence. Or, il se trouve que c'est le patrimoine culturel d'un pays qui fait sa richesse car exploité d'une façon loyale et équitable, il peut assurer aussi bien son développement culturel qu’économique. Ainsi, contrairement à une perception selon laquelle le droit d'auteur ne présente un intérêt que pour les pays riches, nous sommes convaincue qu'il devrait également faire l'objet d'une protection dans les pays pauvres puisqu'une telle initiative serait un stimulant potentiel de la créativité, auquel cas, il deviendrait un facteur de développement