Etude du risque de transmission de retrovirus endogenes de porc lors d'une xenogreffe d'ilots : etudes in vitro et in vivo

par BEATRICE CLEMENCEAU

Thèse de doctorat en Sciences médicales

Sous la direction de Pierre Sai.

Soutenue en 2002

à Nantes .

    mots clés mots clés


  • Pas de résumé disponible.


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    La xenotransplantation d'ilots pancreatiques porcins constitue une alternative therapeutique dans le diabete de type i. Un probleme majeur pose par cette greffe est le risque de transmission d'agents pathogenes du porc au receveur humain. L'utilisation de porcs exempts d'organismes pathogenes specifies (eops) pourrait permettre de minimiser ce risque. Cependant, cette strategie n'elimine pas les sequences retrovirales endogenes porcines (perv) presentes dans le genome porcin. Notre objectif a ete d'etudier le risque retroviral lie a l'utilisation d'ilots de porc eops. Nous avons rapporte la presence d'arnm de genes retroviraux perv dans differents tissus de porc eops. L'expression de ces sequences perv varie selon les tissus suggerant que le risque retroviral lors d'une xenotransplantation pourrait differer en fonction du tissu porcin greffe. L'expression des arn perv etait particulierement fiable dans les pancreas et dans les ilots de porc. Par ailleurs, nous n'avons pu mettre en evidence une activite transcriptase inverse dans les surnageants d'ilots, temoignant soit de l'absence de production de virions soit d'une production tres faible. In vitro, nous avons realise des tests d'infection en coincubant des ilots de porc avec differentes lignees humaines dont les cellules hek 293, tres sensibles aux perv. Cette etude rapporte que les ilots de porc eops ne sont pas capables d'infecter in vitro des cellules humaines. Nous avons etudie le risque in vivo dans un modele original : des souris nude, greffees avec des tumeurs humaines de cellules 293, ont recu des ilots de porc eops en intraperitoneale. Dans ce modele, les ilots de porc eops ont transmis des sequences perv a quelques tissus murins et egalement a des cellules humaines. Nos resultats suggerent donc que sous certaines conditions les ilots pourraient produire des perv infectieux. Le risque de transmission de perv au receveur humain lors d'une xenogreffe d'ilots ne peut pas etre exclu.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 233 p.
  • Annexes : 123 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 01 NANT 2056
  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 01 NANT 2056
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.