Effets du stress expérimental sur les réponses comportementale, gastrique, immunitaire et endocrinienne : implications et interactions des récepteurs opioïdes et benzodiazépiniques dans les perturbations de l'immunité cellulaire chez la souris stressée

par Dalila Bousta

Thèse de doctorat en Pharmacologie

Sous la direction de Chafique Younos et de Rachid Soulimani.

Soutenue en 2001

à Metz .

  • Titre traduit

    Neuroimmun effects of experimental stress : implications and interactions of the opioid and benzodiazepinic receptors in the disturbances of cellular immunity in mouse


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Dans une étude préliminaire nous avons montré l’importance de l’intervalle séparant l’immunisation de l’application du stress dans les perturbations des fonctions du système immunitaire, comportementale et gastrique chez la souris. Nos résultats ont montré que l’immunité humorale augmente après l’application du stress, alors que l’immunité cellulaire diminue considérablement chez les animaux stressés. Sur le plan comportemental, le stress a tendance à diminuer l’activité locomotrice et exploratoire des animaux dans les deux tests utilisés (test de la chambre claire/obscure et le test de l’escalier). Nos résultats ont montré aussi que le stress augmente de façon importante les lésions de la muqueuse gastrique chez la souris. Dans le but d’approfondir ce travail, nous avons entrepris une étude expérimentale comparative utilisant deux modèles de stress (stress social et physique). Cette étude fournit quelques exemples des perturbations engendrées par ces deux modèles de stress appliqué à court terme et à long terme sur le comportement général, l’immunité cellulaire et sur les réponses gastriques et endocriniennes. Nos résultats ont montré que les deux types de stress ont tendance à diminuer le nombre des lymphocytes auxiliaires TCD4 et à augmenter celui des cellules NK circulants. Par ailleurs, ces perturbations ne concernent pas les cellules T CD8 chez les animaux exposés aux deux types de stress. Concernant la réponse gastrique, nos résultats ont montré que l’inflammation de la muqueuse gastrique est beaucoup plus importante chez les animaux exposés au stress physique comparé aux animaux isolés. Concernant le comportement, nous avons noté que l’activité exploratoire, diminue après l’application des deux modèles de stress étudiés. Le dosage des catécholamines plasmatiques a été réalisé par HPLC alors que celui de la corticostérone plasmatique a été plutôt évalué par la technique RIA. Nous avons constaté ainsi que le stress physique augmente considérablement le taux de la corticostérone et celui des catécholamines (adrénaline et noradrénaline) par rapport aux animaux exposés au stress social. Dans un deuxième temps, nous nous sommes intéressés plus particulièrement à l’étude du rôle et de l’implication des systèmes opioïdergiques et benzodiazépiniques dans les différentes perturbations immunitaires engendrées par les stress. Ces résultats mettent l’accent sur l’implication des récepteurs opioïdes et benzodiazépiniques dans les effets immunosuppresseurs engendrés par le stress expérimental chez la souris. Dans cette deuxième partie du travail et dans un premier temps, nous avons étudié les propriétés pharmacologiques de différents produits d’origine animale et végétale tels que : Atropa Belladonna L. , Gelsemium sempervirens L. , Poumon histamine vis-à-vis des réponses comportementales, immunitaires at gastriques induites par le stress expérimental. Les résultats ont montré que A. Belladonna aurait plutôt un profil pharmacologique de type anxiolytique à 9 CH, G. Sempervirens posséderait plutôt des propriétés immunoprotectrices et gastroprotectrices, particulièrement aux doses 5 CH et 15 CH. Ces effets sont associés probablement à leur profil neurotropique, anxiolytique-like. Cependant P. Histamine a montré un effet pharmacologique plutôt actif sur le système immunitaire à toutes les doses. Ces effets de P. Histamine sont probablement associés à sa principale activité pharmacologique sur le système immunitaire, avec un effet secondaire de type neurotropique. Dans un deuxième temps, nous avons étudié les propriétés pharmacologiques de G. Sempervirens, du P. Histamine et de l’Histaminium vis-à-vis des altérations de l’immunité cellulaire (TCD4, TCD8 et NK), induites par les stress expérimental. Nos résultats ont montré que la dose 9 CH des trois produits, s’oppose aux effets immunosuppresseurs du stress uniquement vis-à-vis de la régulation de la réponse des cellules NK

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Informations

  • Détails : 1 vol. (274 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Notes bibliogr.

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