Recherche de nouveaux chélateurs du manganèse en vue de la détoxication de l'organisme : Études in vivo et in vitro chez le rat

par Pascale Missy

Thèse de doctorat en Toxicologie de l'environnement

Sous la direction de Daniel Burnel.

Soutenue en 2001

à Metz .

  • Titre traduit

    New manganese chelating agents for the organism detoxication : in vivo and in vitro studies in the rat


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Cette étude a porté sur la recherche de nouveaux chélateurs du manganèse. La première partie est consacrée à la mise au point d'un protocole d'intoxication subchronique. La voie intraperitoneale a été retenue pour intoxiquer les rats, la voie orale n'étant pas suffisamment efficace, puisque moins de 2% du manganèse ingéré est absorbé. Ce résultat permet d'en déduire que les risques d'intoxication alimentaire sont très faibles voire nuls. Une accumulation de manganèse a été mise en évidence dans des tissus ciblés déjà connus (rate, système nerveux central, os, globules rouges), mais également dans la moelle osseuse. Dans nos conditions d'intoxication, l'accumulation de manganèse dans le cerveau n'a pas entraîné des modifications neurochimiques et histologiques. La deuxième partie de ce travail porte sur l'étude in vivo de nouveaux chélateurs préalablement sélectionnés, pour leur bon pouvoir complexant vis-à-vis du manganèse, par une étude technique in vitro. Les composés les plus efficaces in vitro (acides polyaminopolycarboxyliques) n'ont provoqué qu'une détoxification partielle de l'organisme; ils sont restés sans effet sur le manganèse fixé dans les globules rouges (hémoglobine). Ces résultats nous ont conduit aux hypothèses suivantes : le manganèse (Mn2+), aux propriétés chimiques voisines de celles du fer (Fe2+), se fixerait à la place de ce dernier non seulement dans l'hémoglobine, ce qui est déjà connu, mais également dans les cytochromes de la chaîne respiratoire. Ce ce fait, en se basant sur les potentiels redox standard des cytochromes contenant du manganèse, il a été possible de montrer l'incapacité de ces structures à réduire l'oxygène. Cette réduction incomplète de l'oxygène conduirait à la formation de radicaux libres qui sont susceptibles d'altérer les cellules et d'oxyder la dopamine en benzoquinones, impliquées dans les symptômes neurologiques observés dans les cas de manganisme

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Informations

  • Détails : 1 vol. (198 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 136-155

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