Die Internationale Arbeitsorganisation (ILO) und die soziale Sicherheit in Europa (1942-1969)

par Cédric Guinand

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Alfred Wahl et de Rainer Hudemann.

Soutenue en 2001

à Metz en cotutelle avec l'Université de Sarrebruck (Allemagne) .

  • Titre traduit

    L'Organisation Internationale du Travail (O. I. T. ) et la sécurité sociale en Europe (1942-1969)


  • Résumé

    Aussi bien la Charte atlantique (1941) que le rapport Beveridge (1942) avaient plaidé pour un élargissement de la protection sociale à l'ensemble de la population et de ne pas la limiter aux seuls travailleurs. L'Organisation internationale du Travail (O. I. T. ) avait, lors de la Conférence internationale du Travail de Philadelphie (1944), repris la majeure partie des idées contenues dans le Rapport Beveridge et avait tenté de sensibiliser les gouvernements à cette problèmatique, notamment en adoptant les Recommandations n°67 et 69. Après la guerre, l'O. I. T. S'engagea pour une implantation rapide des principes d'universalisation et d'extension de la sécurité sociale à d'autres risques, mais la reconstruction de l'Europe ne lui permit pas de jouer le rôle de locomotive dans ce domaine. Au début des années 1950, ell réussit néanmoins à conclure certains accords internationaux, entre autres l'Accord international concernant la sécurité sociale des bateliers rhénans ou la Convention européenne concernant la sécurité sociale des travailleurs migrants. L'apparition d'organisations régionales fortes comme la C. E. C. A. Et la C. E. E. , les particularités nationales de chaque système de sécurité sociale, le "poids" des traditions, l'influence du conflit Est-Ouest et l'adhésion d'un nombre croissant de pays du tiers Monde au sein de l'O. I. T. Provoquèrent un rapide déclin du rôle de cette dernière dans le domaine de la sécurité sociale européenne. Aucun pays n'était vraiment intéressé à une harmonisation des normes sociales. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'O. I. T. Dut se contenter d'une convention des normes minimales de la sécurité sociale (Convention n°102) et abandonner le projet de normes supérieures. L'O. I. T. Fit cependant l'erreur de considérer les organisations régionales européennes comme des concurrentes et non comme des alliées. Un autre problème, sans doute insurmontable, fut le manque de vision internationale de la quasi totalité des experts

  • Titre traduit

    The International Labour Organization (I. L. O. ) and social security in Europe (1942-1969)


  • Résumé

    As well as in the Atlantic Charter (1941) as well as in the Beveridge Report (1942) an extension of the social security to the whole population had been requested with the end of the limitation to the sole workers. The International Labour Organisation (ILO) took over the majority of the ideas written down in the Beveridge Report at the International Labour Conference in Philadelphia (1944) and tried to make the governments sensitive to this problem by adopting the Recommandations n°67 and 69. After World War II, the ILO committed herself to a quick implementation of the principles of universality and extension to new risks but the European reconstruction did not allow her to play a leading role in this field. Nevertheless, she managed to conclude some internetional agreements at the begining of the 1950s, like the International Agreement concerning the social security for the Rhine boatmen or the European Social Security Convention for Migrant Workers. The creation of strong regional entities like the ESCC and the EEC, the national character of each social security system, the traditions' "weight", the influence of the East-West-conflict and the adhesion of a increasing number of Third World countries at the ILO lead to a quick decline of her role in the field of the European social security. No country was really interested in the harmonization of social norms. This is why the ILO had to satisfy herself with the Convention concerning Minimum Standards of Social Security (Convention n°102) and to give up the project of superior standards. But the ILO made the error to look upon the European regional organisations as competitors and not as allies. Another problem, wich was nearly insurmontable, was the lack of international vision by nearly all experts

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (517 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 437-503

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Lorraine. Direction de la documentation et de l'édition. Bibliothèque du Saulcy.
  • Non disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.