Les synchrétismes religieux en Afrique romaine d'Auguste à Dioclétien : étude épigraphique

par Alain Cadotte

Thèse de doctorat en Lettres

Sous la direction de Yann Le Bohec.

Soutenue en 2001

à Lyon 3 .


  • Résumé

    Le phénomène des syncrétismes, fréquent dans les civilisations ancciennes, s'est tout particulièrement manifesté en Afrique du Nord, où se sont succédées, au cours des époques, diverses influences: libyque, égyptienne, punique, hellénistique, romaine et orientale. Cette étude, qui porte sur l'Afrique romaine d'Auguste à Dioclétien, cherche à identifier, au travers des sources épigraphiques, les divers syncrétismes qu'on connus les dieux d'Afrique et à en préciser la nature et l'origine, pour faire la part des différentes influences et saisir l'évolution qu'ont suivie ces mouvements syncrétistes dns le temps et dans l'espace. Cette évolution décelable par un examen poussé du matériel épigraphique, se présente sous plusieurs étapes : au Ier siècle de notre ère, les apparences romaines sont conservées, mais à partir du début du IIe siècle, on assiste à une renaissance des divinités africaines, qui sont invoquées avec des épithètes ou dans des associations qui découlent visiblement de leurs substrats libyco-puniques. Puis à partir du milieu du IIe siècle, parallèlement à ce mouvement, on assiste à une orientalisation des divinités africaines. Au travers de cette évolution, les Africains sont restés très attachés à leurs croyances traditionnelles tout en faisant preuve d'une remarquable souplesse, en adoptant les usages romains (liturgie, sacerdoces,iconographie, architecture religieuse). La romanisation a donné de nouveaux modes d'expression aux traditions africaines et a ainsi favorisé leur essor. Il en est de même pour les influences orientales : au lieud'adopter les cultes orientaux, qui connaissaient un essor croissant en Italie et dans les provinces européennes à partir du milieu du IIe siècle, les Africains se sont contentés de leurs emprunter certains aspects pour enrichir la personnalité de leurs propres dieux. Ils ont adapté et non adopté. Mais le mouvement syncrétiste reste malgré tout un échec, car cette souplesse n'a pas suffi pour assurer la survie du paganisme africain. Face au caractère un peu artificiel des syncrétismes, le monothéisme chrétien avait l'avantage d'être plus universel et de s'attacher au salut personnel des individus, ce qui correspondait d'avantage aux préoccupations du temps.


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Informations

  • Détails : 2 vol. (553, 255 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.524-553

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