Écophysiologie de Testudo hermanni hermanni Gmelin, 1789 : évaluation des contraintes environnementales et alimentaires en milieu naturel dans le sud de la France

par Sébastien Longepierre

Thèse de doctorat en Sciences. Ecophysiologie. Biologie des organismes et des populations

Sous la direction de Claude Grenot.

Soutenue en 2001

à Lyon 1 .

Le jury était composé de Claude Grenot.


  • Résumé

    C'est dans le sud de la France que nous avons étudié l'écophysiologie des dernières populations de Testudo hermanni hermanni françaises. Les résultats obtenus indiquent que la complexité des habitats et les contraintes alimentaires et hydriques sont à l'origine de l'intensité du coût de la reproduction des tortues en France comparé aux autres pays méditerranéens. L'accouplement et l'accessibilité des sites de pontes impliquent des déplacements et des domaines vitaux hebdomadaires beaucoup plus importants en France (maximum : 3,9 hectares). La reproduction des tortues d'Hermann impose l'acquisition d'eau libre au détriment des aliments pour équilibrer les pertes métaboliques liées aux accouplements ou à la diminution de la capacité intestinale des femelles par la ponte. Leur survie impose alors le stockage des réserves énergétiques avant et après l'hivernage, en utilisant des milieux susceptibles de leur fournir plus facilement la quantité d'aliments nécessaire. Inversement, l'été stimule la maximisation de l'énergie nette et requière l'acquisition de grandes quantités d'eau pour optimiser la digestibilité des plantes ingérées, et l'agrégation des individus en zones refuges (oléolentisque, forêts, mares). Face aux contraintes environnementales, l'investissement reproducteur des femelles est limité dans le temps mais reste constant suivant et les sous-espèces alors que l'effet maternel varie. En France, il n'existe pas d'effet "big male", ni "big female", ni de maturité sexuelle précoce. Toutes les femelles sont reproductrices chaque année et l'ovulation à lieu d'avril à juin grâce à la formation de nombreux follicules. Néanmoins, l'optimisation de l'investissement reproducteur des femelles reste sous le contrôle de l'acquisition d'eau libre, des réserves effectuées avant le printemps et la ponte avant l'été. L'absence de ponte après juin constitue une économie lipidique et hydrique pour la survie des adultes et leur investissement reproducteur futur.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (217 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 162-177

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  • Bibliothèque : Université Claude Bernard (Villeurbanne, Rhône). Service commun de la documentation. BU Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 50/210/2001/147 BIS
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