Aspects comportementaux et endocriniens du jeûne d'incubation de l'eider à duvet (Somateria mollissima)

par François Criscuolo

Thèse de doctorat en Sciences

Sous la direction de Yvon Le Maho et de Geir Gabrielsen.

Soutenue en 2001

à Lyon 1 .

Le jury était composé de Yvon Le Maho, Geir Gabrielsen.


  • Résumé

    Lorsque les ressources énergétiques sont limitées, l'animal doit trouver un compromis entre sa survie et son succès reproducteur. Chez les espèces longévives, si la survie de l'adulte est menacée, comme lors d'une déplétion précoce des réserves corporelles pendant l'incubation, l'éloignement des zones de nourrissage peut entraîner l'arrêt définitif de la reproduction. La femelle d'Eider à duvet, ayant une longue durée de vie, présente la particularité d'accumuler au préalable les réserves nécessaires à la reproduction malgré la proximité de ses zones de nourrissage. Nous avons étudiés chez cette espèce les mécanismes comportementaux et endocriniens impliqués dans l'abandon du nid, lors de la prolongation artificielle de la durée d'incubation. Le rôle de la corticostérone et de la prolactine, hormones aux effets antagonistes sur l'investissement parental (respectivement inhibition et stimulation) fut abordé. La présence au nid, maximale pendant l'incubation, diminue lorsque celle-ci est prolongée. Les absences durent plus longtemps et sont consacrées à la recherche alimentaire. Si la corticostéronimie basale reste faible tout au long du jeûne d'incubation, elle augmente lors de la phase critique du jeûne associée à la stimulation de la recherche alimentaire. La prolactinémie est modulée de façon endogène et diminue lorsque la perte de masse est importante au cours de l'incubation. Lors de la période prolongée, une réalimentation ponctuelle permet le maintien d'une concentration élevée de prolactine, en accord avec la poursuite de l'incubation. Enfin, l'apport de corticostérone exogène induit une diminution de prolactinémie. Ainsi, il semble qu'un équilibre dynamique s'instaurant entre la prolactine et la corticostérone en cas de stress énergétique, soit à la base de l'alternance des périodes d'incubation et de réalimentation de la femelle d'eider. Ce résultat suggère l'implication de ces deux hormones dans la modulation de l'effort de reproduction chez les oiseaux.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (132 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 57-70

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  • Bibliothèque : Université Claude Bernard (Villeurbanne, Rhône). Service commun de la documentation. BU Sciences.
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