Étude immunocytologique du canal sodique SkM1 et des protéines du cytosquelette impliquées dans son ancrage dans le muscle squelettique adulte de souris témoin et mdx

par Pascale Ribaux

Thèse de doctorat en Sciences

Sous la direction de Sylvie Blaineau.

Soutenue en 2001

à Lyon 1 .

Le jury était composé de Sylvie Blaineau.


  • Résumé

    Les canaux sodiques voltage-dépendants (NaChs) ont une répartition hétérogène le long des myofibres qui serait due à deux protéines du cytosquelette sous-sarcolemmal impliquées dans leur ancrage : l'ankyrine, reliée au groupe spectrine et la syntrophine reliée au groupe dystrophine. En effet, la NaChs sont majoritairement concentrés aux jonctions neuromusculaires et leur densité est nettement réduite sur le reste du sarcolemme. Notre travail a consisté en une étude immunocytologique, visualisée par une microscopie optique et électronique, qui nous a tout d'abord permis de préciser la répartition encore mal définie des NaChs le long du sarcolemme extrajonctionnel. Nous avons ainsi pu démontrer que le NaChs sont organisés de façon costamérique sous formez de domaines enrichis en canaux, à l'aplomb des jonctions A/I et des bandes M sarcomériques. Nous avons également utilisé la souris mdx (dystrophine-déficiente) comme modèle, afin d'évaluer les répercussions d'une forte diminution de syntrophine sur la distribution des NaChs. Nos résultats montrent que malgré cette réduction, les NaChs ont une redistribution sarcolemmale normale, suggérant l'existence de systèmes cytosquelettiques d'ancrage redondants permettant d'assurer une fixation efficace des NaChs dans les muscles mdx. Cependant, il s'avère que malgré une répartition des NaChs identique à celle des muscles témoin, les muscles mdx présentent une réduction modérée mais significative de la densité sarcolemmale de NaChs, d'après nos résultats de semi-quantification comparative des protéines grâce à l'analyse d'image sur cryosections immunomarquées. De plus, cette différence de densité de NaChs n'est pas due à une sous-expression des transcrits dans les muscles mdx, puisque nous avons montré grâce à la RT-PCR qu'ils expriment une quantité d'ARNm équivalente aux muscles témoin. Elle pourrait en revanche s'expliquer par une perturbation du système d'ancrage des NaChs sur la sarcolemme, ce qui nous a amenés à étudier plus en détails l'ankyrine, qui n'a jamais été étudiée chez la souris mdx, et la syntrophine. Par la technique d'immunoélectrophorèse, nous avons découvert une nouvelle isoforme d'ankyrine, majoritaire dans le muscle squelettique de souris et dont la quantité est plus importante dans le muscle mdx que dans le muscle témoin. D'après nos immunomarquages, cette isoforme et la syntrophine présentent une distribution très semblable à celle des NaChs sur le sarcolemme des fibres témoin. Par contre, la répartition de l'ankyrine est perturbée dans le muscle mdx, puisqu'elle disparaît du sarcolemme à l'aplomb des bandes M. Ce résultat confirme l'existence d'interactions entre les familles de protéines du cytosquelette sous-sarcolemmal puisque les désordre du groupe dystrophine de la souris mdx induisent les perturbations dans le groupe spectrine.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (225 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 199-223

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