Le syndrome de la feuille jaune de la canne à sucre causé par le Sugarcane yellow leaf virus (SCYLV) à la Réunion : caractérisation et impact

par Laurence Rassaby

Thèse de doctorat en Phytopathologie

Sous la direction de Jacques Figier et de Philippe Rott.

Soutenue en 2001

à La Réunion .


  • Résumé

    Des travaux ont été menés à la Réunion sur la syndrome de la feuille jaune (YLS) causé par le 'sugarcane yellow leaf virus' (SCYLV). Les caractéristiques agronomiques de cannes à sucre infectées ou non ont été comparées avec trois cultivars de canne à sucre : R570, R577 et R579. Des pertes de la production en tonnage (23%) et en sucre (11%) ont été mises en évidence uniquement pour le cultivar R577. Une enquête a été conduite pour déterminer la progression du YLS à la Réunion. Les taux d'infection ont varié selon le cultivar et selon le site de prélèvement, mais sont restés relativement stables sur une période de 30 mois. Ces résultats suggèrent que le niveau de résistance au YLS diffère selon les cultivars, que les souches de canne à sucre infectées ne récupèrent pas de la maladie après la récolte et que le virus est principalement propagé par la plantation de boutures infectées et non par l'intermédiaire d'insectes vecteurs. La dynamique du SCYLV dans la canne à sucre a également été étudiée. Un mois après la germination des boutures infectées, le virus a été découvert dans toutes les parties de la plante quel que soit le cultivar. Deux espèces de pucerons ont été identifiées sur canne à sucre à la Réunion : Melanaphis sacchari et Rhopalosiphum maidis. La présence du SCYLV a été mise en évidence uniquement dans M. Sacchari. Huit mois après la plantation du cultivar sensible R575 indemne de SCYLV dans une zone infestée par le virus, 24% des plantes étaient infectés par le SCYLV. La variabilité génétique du SCYLV a été analysée avec 48 isolats viraux de la Réunion et 24 isolats originaires d'autres pays. L'analyse phylogénétique a permis de montrer que les régions les plus variables du SCYLV sont les ORFs 1 et 2. En revanche, la région la plus conservée est l'ORF3. En se basant sur la variabilité de l'ensemble du génome, la grande majorité des isolats de la réunion se différencient des isolats d'autres origines. [Résumé de l'auteur]


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Informations

  • Détails : 1 vol. (89 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 74-83

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  • Bibliothèque : Université de la Réunion (Saint-Denis). Service commun de la documentation. Droit-Lettres-Sciences humaines.
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