Femme et marginalité au Maroc : le cas des cheikhat

par Fanny Soum-Pouyalet

Thèse de doctorat en Anthropologie sociale

Sous la direction de Tassadit Yacine.

Soutenue en 2001

à Paris, EHESS .


  • Résumé

    A travers la marginalité de la cheikha, chanteuse-danseuse marocaine de langue arabe, se dévoilent les fonctionnements et crises de la société. Les mutations sociales, politiques et économiques du Maroc durant ce siècle ont provoqué une profonde évolution de la profession de cheikha d'une fonction communautaire vers la gestion de la transgression et du défoulement. Cette redéfinition du rôle implique une remise en question de la cheikha en tant que femme et en tant qu'actrice sociale. Figure de l'ambigüité par excellence, la cheikha transgresse toutes les normes, y compris les constructions de genre, et renforce l'ordre social en le mettant en péril. La marginalisation qui en découle l'amène à chercher dans d'autres formes de sociabilité et dans l'innovation de son art les moyens de son émancipation. Ce faisant, elle contribue à la redéfinition des enjeux de la société marocaine moderne.


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Informations

  • Détails : 2 vol. (470 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 367-387

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