Problématique des valences mixtes dans les ferrites nanométriques : possibilités offertes par la diffraction résonnante des rayons X

par Johan Lorimier

Thèse de doctorat en Chimie - Physique

Sous la direction de Frédéric Bernard et de Jean-François Bérar.

Soutenue en 2001

à Dijon .


  • Résumé

    Les oxydes mixtes de structure spinelle présentent des propriétés physico-chimiques très intéressantes qui dépendent entre autre, de la nature des cations substituant le fer, de leurs quantités et de leurs valences, c'est à dire de la distribution cationique. Les récents développements en matière de rayonnement synchrotron ont conduit à se tourner vers une nouvelle technique de caractérisation des distributions cationiques : la diffraction résonnante. La possibilité de choisir avec une très grande précision une longueur d'onde, au voisinage d'un seuil d'absorption d'un élément, permet d'obtenir de forts effets de diffusion anomale. Ceci autorise de pouvoir différencier l'élément absorbant des autres éléments même s'ils ont des numéros atomiques voisins, mais également de pouvoir distinguer les différents états de valence de cet élément. Dans ce travail, nous somme attachés à obtenir une meilleure compréhension de l'effet anomal et surtout comment pouvoir exploiter ce signal en diffraction de poudres. Les mesures faites en absorption X sur des oxydes de structure spinelle ont clairement montré que les facteurs anomaux d'un cation ne dépendent quasi-uniquement que de sa valence et non de son environnement. Dans ces conditions, l'enregistrement de plusieurs diagrammes au voisinage d'un seuil permet d'établir un contraste entre les différentes valences de l'élément absorbant. Les tests effectués sur la magnétite ont montré qu'il est effectivement possible à partir de plusieurs diagrammes de diffraction enregistrés dans le seuil K du fer, de localiser et de quantifier les cations Fe{̂2+} et Fe{̂3+} dans les sous réseaux cationiques de la structure spinelle, ce qui valide ainsi la méthode expérimentale. L'application de cette méthode à des ferrites plus complexes tel que les ferrites de titane et les ferrites de cobalt manganèse a permis de réaliser des suivis in-situ des distributions cationiques en fonction de différents traitements oxydoréducteurs.


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 110 f.
  • Notes : Thèse reproduite
  • Annexes : Bibliogr. p. 98-102

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TDDIJON/2001/4*BU/SE
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.