La maladie du pancréas chez le saumon atlantique (Salmo salar L. ) : pathogénie, réponse immunitaire et vaccination

par Ludovic Desvignes

Thèse de doctorat en Océanologie biologique

Sous la direction de Claire Quentel.

Soutenue en 2001

à Brest .


  • Résumé

    L'injection du virus de la maladie du pancréas (VMP) à des parrs de saumon atlantique provoque, au cours de la première semaine d'infection, une nécrose coagulative du pancréas exocrine, accompagnée d'une inflammation locale. Une phase cardiaque vient ensuite, au cours de la deuxième semaine, marquée par une nécrose des fibres musculaires du ventricule. Une virémie transitoire est également observée dans les premiers jours. L'ensemble du tableau lésionnel, ainsi que la charge virale dans le plasma, sont réduits en un mois. Ceci peut être rapproché de la stimulation du système immunitaire et notamment, de celle du lysozyme, du complément, de l'activité phagocytaire des leucocytes du rein antérieur mais surtout, des anticorps neutralisants. Le rôle protecteur de ces derniers est confirmé par des essais de transfert d'immunité humorale tandis que la transplantation de lymphocytes immuns suggère l'importance, outre des plasmocytes, des cellules cytotoxiques non spécifiques, ou CCN, dans la réponse anti-VMP. Lors d'essais de cytotoxicité in vitro par cytométrie en flux, ces CCN s'avèrent efficaces dans la destruction de cellules xénogéniques de poissons transformées, notamment lorsqu'elles sont infectées par le VMP. De plus, cette activité cytotoxique peut être stimulée pendant un mois par une infection in vivo par le VMP. Un vaccin injectable - à base de VMP inactivé, formulé dans une émulsion avec des bactéries tuées - est produit. Le modèle prévoit que 3 doses vaccinales soient éprouvées par 3 doses d'épreuve virulente. Seule la dose d'épreuve la plus forte conduit à des résultats interprétables et une réduction des lésions et de la virémie est obtenue avec l'ensemble des doses vaccinales testées. Cette protection, probablement liée aux anticorps neutralisants ainsi qu'à l'action non spécifique de l'adjuvant, n'est cependant que partielle. De nouveaux adjuvants vaccinaux sont ensuite testés. Parmi ces derniers, les ODN CpG induisent une bonne protection des tissus face au VMP, sous l'effet probable de cytokines et d'une immunité cellulaire, mais ils semblent n'entraîner qu'une faible réponse humorale spécifique. Les bactéries tuées confirment, quant à elles, leur effet protecteur non spécifique tant sur les lésions que sur la charge virale. Enfin, les liposomes n'apparaissent pas comme des transporteurs au adjuvats vaccinaux efficaces pour ce type de vaccin.


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Informations

  • Détails : 152 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie f.139-152

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  • Bibliothèque : Université de Bretagne Occidentale. Service commun de la documentation Section Droit-Sciences-STAPS.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TBRE2001/17
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