"Maroniers", "notoniers" et "pescheros" dans la littérature française des XIIe, XIIIe et XIVe siècles

par Brigitte Charles-Lacombe

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Danielle Régnier-Bohler.

Soutenue en 2001

à Bordeaux 3 .


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  • Résumé

    Dans la litterature narrative du moyen age, qu'il s'agisse de vies de saints, de chansons de geste ou de romans, les recits de navigations ou de passages de rivieres sont suffisamment nombreux pour qu'il soit justifie de s'interroger sur la place de l'homme de mer, matelot, capitaine, batelier, pecheur, dans ces textes. Ce travail se propose de le saisir tout d'abord dans les espaces qui lui sontpropres et qui ne sont jamais ceux du heros, les rivages et les navires, dont on tentera d'ebaucher l'imaginaire. D'un point de vue grammatical, semantique et anthroponymique, on etudiera ensuite les differents mots qui designent le marin, pronoms, substantifs, appellations, vocabulaire des metiers de la mer, noms propres. Enfin, on analysera ses fonctions dans les recits. Fonctions specifiques comme l'application de la foi et des superstitions maritimes, l'aptitude a se diriger sur les mers et a donner au heros des informations sur les pays traverses, et la connaissance des langues qui en fait un messager de choix. Fonctions plus generales qui font de lui un auxiliaire precieux ou un adversaire dangereux dans les combats. Si bien souvent les marins, chretiens ou sarrasins, sont presentescomme courageux et loyaux, certains d'entre eux se montrent cupides et lubriques et leur intervention ajoute aux epreuves des personnages. Mais l'homme medieval vit sous le regard de dieu et reve de la << merveille >>. On opposera donc le personnage evangelique du bon pecheur qui adopte l'enfant de son seigneur ou secourt un prince naufrage, a maruc, capitaine de navire et enchanteur, dont l'intervention dans parthonopeus de blois permet de retrouver, dans une foret dangereuse et enchantee, le heros devenu fou d'amour et de douleur. Au terme de ce travail, on espere avoir montre la place non negligeable tenue par l'homme de mer dans la litterature narrative medievale. Les marins, leur aspect, leurs coutumes, leur gestuelle, sont etroitement lies a la grande emotion que representait la decouverte de la mer et de la navigation. Les auteurs de recits, qui n'etaient certes ni historiens, ni sociologues, ni ethnologues, ni specialistes du folklore, ont su cependant esquisser la silhouette d'une categorie sociale bien reelle, qui participa aux grandes expeditions maritimes medievales, et dont l'image dans les textes des xiie, xiiie et xive siecles est la premiere dans la litterature francaise

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Informations

  • Détails : 2 vol. (477 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 461-474

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