Transformation génétique du poirier pour la résistance au feu bactérien : recherche d'une stratégie associant un transgène efficace et un promoteur induit spécifiquement par les bactéries

par Mickaël Malnoy

Thèse de doctorat en Biologie moléculaire et cellulaire végétale

Sous la direction de Philippe Simoneau.

Soutenue en 2001

à Angers .


  • Résumé

    Le feu bactérien causé par Erwinia amylovora est la principale maladie du poirier. Les méthodes de lutte actuelles ne permettant pas le contrôle de cette maladie, nous avons entrepris la recherche d'une stratégie de transgenèse efficace et ciblée pour améliorer la résistance du poirier à cette maladie. Pour cela, nous avons étudié l'efficacité de plusieurs transgènes ayant des modes d'actions différents et l'expression hétérologue de trois promoteurs de tabac inductibles par les pathogènes. L'analyse des clones transgéniques met en évidence que :i) le transgène lactoferrine présente une bonne efficacité, face à E. Amylovora, corrélée avec la chélation du fer, ii)les peptides lytiques (attacine E, lysozyme T4) montrent aussi une bonne efficacité mais qui n'est pas toujours liée avec le niveau d'expression du transgène, iii) la dépolymérase est exprimée à un niveau inférieur au seuil nécessaire à son efficacité, iv) les résultats préliminaires obtenus avec le transgène harpine sont prometteurs. Parrallèlement à cette étude, nous avons quantifié les phénomènes de variation somaclonale liés à l'intégration de l'ADN-t dans le génome du poirier. L'étude de l'expression des promoteurs de tabac chez le poirier révèle que le promoteur hsr203J est très faiblement activé lors d'infections par les agents pathogènes. Par contre, les deux autres promoteurs, str246C et sgd24, sont fonctionnels et présentent le même profil d'expression que chez le tabac. Le promoteur sgd24 semble être plus spécifiquement activé lors des interactions plante-pathogène. L'ensemble des résultats acquis permet de proposer plusieurs stratégies pour le contrôle du feu bactérien, en particulier celle qui associe le promoteur sgd24 avec un gène chélateur de fer. A l'avenir, il sera indispensable de vérifier la stabilité d'expression des transgènes au verger. De plus, il faudra s'intéresser au problème d'acceptabilité de ces constructions, et à leurs risques potentiels pour la santé humaine et l'environnement.


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Informations

  • Détails : 113 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.

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