Le système urbain pavillonnaire français : essai d'analyse structurelle d'une organisation spatiale

par Antoine Gicquel

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Michel Lussault.


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  • Résumé

    Le système urbain pavillonnaire français : Essai d’analyse structurelle d’une organisation spatiale. Le système urbain pavillonnaire français forme un ensemble de maisons d’habitation avec jardins, mais cette particularité observable est insuffisante pour le définir. Les objets territoriaux se définissent les uns par rapport aux autres, selon des séries de distinctions territoriales (ville/campagne, centre/banlieue, ancienne banlieue/périurbanisation, collectif/pavillonnaire). Ces distinctions ne sont pas naturelles, elles découlent de logiques culturelles et opérationnelles. Elles sont historiques et évolutives, liées à des discours d’acteurs revendiquant une légitimité dans les opérations urbaines. Les distinctions théoriques entraînent des distinctions formelles. L’évolution du sens géographie du pavillonnaire est liée à la théorie développée par l’école architecturale. Celle-ci, depuis le début du 20ième siècle, revendique une légitimité dans le domaine urbain par l’intermédiaire des systèmes de logement, aptes à associer lés échelles architecturales et urbaines. Sur la base de la question de la densité urbaine, les systèmes d’habitat collectifs et pavillonnaires s’opposent, pour solutionner la question de l’habitat (approche républicaine du logement pour tous). Selon les incidences sociales, au cours du siècle, les discours urbains et politiques favorisent l’un ou l’autre des systèmes d’habitat. Le système pavillonnaire se définit, au delà des distinctions théoriques, en fonction de l’histoire des formes effectivement réalisées. Il est par conséquent défini selon des nuances, découlant des différents systèmes régulateurs mis en place pour les réalisations, selon les directives théoriques, dans l’histoire du 20ième siècle ; Trois familles à l’intérieur du système pavillonnaire en constituent la définition géographique. Nous pouvons synthétiser en mettant en avant l’équilibre des sphères d’acteurs : la première famille, la plus ancienne, est liée à l’initiative privée, au lotissement et à la « post-régulation » ; la seconde famille, liée à la coure période urbaniste des années 60, est dominée par la logique publique imposant une relation très forte ; la troisième correspond à la recherche d’un équilibre entre les acteurs, le système régulateur public étant instauré à l’avance, laissant une marge de manoeuvre pour la relation habitants /sphère privée. Nous prenons dans le travail à témoin les formes urbaines de l’agglomération lavalloise, en Mayenne, dans l’ouest de la France.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (322 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 315-322

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  • Bibliothèque : Université François Rabelais. Service commun de la documentation. Section Droit, Economie et Sciences sociales.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TG2584
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