Les relations militaires franco-allemandes sous la République gaullienne : 1958-1969

par Laurent Lipp

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Jean-Paul Bled.

Soutenue en 2000

à l'Université Robert Schuman (Strasbourg) .


  • Résumé

    De 1945 a 1958, sous la pression des évènements internationaux, la politique allemande de la France perdit progressivement de sa vigueur. Non dénués d'arrière-pensées, les desseins poursuivis par la IVe République se dirigeaient vers une identité européenne de défense sous direction française. Pour le Général de Gaulle, la réintégration de l'Allemagne dans le concert des nations ne devait pourtant pas s'effectuer au détriment de la France, comme en témoigne en particulier son refus de la CED. Au moment de la naissance de la Bundeswehr, l'Allemagne cherchait pour sa part sa voie entre les deux << hégémonies >> et la France. Des 1958, le Général de Gaulle souhaitait réformer l'alliance pour changer l'Europe, en particulier à travers les plans Fouchet. Adenauer envisageait certes une Europe franco-allemande, mais pas une défense sans les Etats-unis, comme l'illustre notamment l'affaire de la MLF. Cette période d'espoir culmina avec le Traité de l'Elysée auquel succédèrent bientôt les années de désenchantement. Jusqu'en 1969, le président français échoua dans sa tentative de reforme de l'alliance et de contrôle de l'Allemagne fédérale. Apres le départ d'Adenauer, les relations militaires franco-allemandes ne se réduisirent guère qu'à un épiphénomène des rapports est-ouest: telle était aussi la situation des deux armées. En dépit de missions différentes, certaines convergences transnationales rapprochaient cependant les soldats de part et d'autre du Rhin. Quelques réalisations phare (missiles) ne parvinrent pourtant pas à faire oublier les échecs (char lourd. Mirage III) et le sort réserve à la défense, laissée-pour-compte du Traité de l'Elysée. Une action positive fut néanmoins menée au sein d'un espace de coopération - les FFA et les aumôneries - situé hors de la stricte alternative politique/militaire, laquelle réussit à contrebalancer partiellement la tiédeur qui avait régné au sein des relations institutionnelles franco-allemandes pendant la république gaullienne.

  • Titre traduit

    ˜The œfranco-german military relationship under the "De Gaulle-Republic" : 1958-1969


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Under the pressure of the international events, France's german policy lost progressively its vigor from 1945 to 1958. Not devoid of ulterior motives, the purposes of the IVth French Republic tried to achieve a european defense identity under french leadership. For General De Gaulle, the readmission of Germany in the league of nations ought not to intervene to the detriment of France, as shown in particular by his rejection of the EDC. When the Bundeswehr was born, Germany tried to find its way between the two " hegemonies" and France. From 1958 to the Franco-German Friendship Treaty, General de Gaulle wished to reform the Alliance in order to change Europe, especially through the Fouchet plans. Adenauer certainly considered a Franco-German Europe, but not a defense without the United States, as illustrated by the MLF-Affair. This period of hope reached its pinnacle with the Elysée- Treaty ; The years of disillusion soon followed. Until 1969, the French President failed in his attempt to reform the Alliance and to control the federal Republic. After Adenauer, the Franco-German military relationship hardly amounted to an epiphenomenon of the East-West relationship : this was also the situation of both armed forces. Despite the different missions, some transnational convergences however brought closer the soldiers of both banks of the Rhine. Some seminal programs (missiles) did not manage to make forget the failures (Battle Tank, Mirage III) and the fact that defense was well and truly the Elysée-Treaty's cast-off. Nevertheless, a positive action was conducted within a space of cooperation - the French Forces in Germany (FFA) and the army chaplaincies - situated outside of the absolute alternative politics/military which partly succeeded in counterbalancing the surrounding halfheartedness that had prevailed within the institutional Franco-German relationship during the " de Gaulle-Republic ".

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Informations

  • Détails : 2 vol. (559 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. [310 réf.]

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  • Cote : 2000 - LIPP Laurent (1)
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