Effets comportementaux induits par la nociceptine et NocII chez la souris. Localisation cérébrale des sites de liaison de la nociceptine

par Sébastien Florin

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Jean Costentin.

Soutenue en 2000

à Rouen .


  • Résumé

    La nociceptine, agoniste endogène du recepteur ORL1 (Opioid Receptor Like 1), stimule les activités locomotrices horizontale et verticale. L'effet stimulant de la composante horizontale est indépendant d'une stimulation des récepteurs opioïdes de type mu, delta et kappa et semble procéder d'une intensification de la transmission dopaminergique. La nociceptine augmente le nombre de trous explorés par les souris dans l'épreuve de la planche à trous, indiquant que le peptide stimule le comportement d'exploration. Elle induit une hyperréactivité des animaux à la douleur évaluée dans les épreuves de la plaque chaude, du tail flick et celle utilisant le formol. Cet effet résulte d'un mécanisme anti-opioïde. Enfin, la nociceptine a révélé des propriétés anxiolytiques, amnésiantes et orexigènes. Le fragment amidé (1-13) de la nociceptine produit des effets similaires à celle-ci et semble même être plus actif. Le précurseur de la nociceptine, la prépronociceptine, caracterisé chez le rat et la souris, comporte une seconde séquence peptidique, flanquant la nociceptine, que nous avons designée NocII. Cet heptadécapeptide n'est pas un agoniste d'ORL1, mais il nous est apparu biologiquement actif puisqu'il stimulait la locomotion chez la souris, seulement dans sa composante horizontale, en augmentant la transmission dopaminergique ; il ne modifiait pas le comportement d'exploration. Un effet de type hyperalgésique n'est mis en évidence que sur la latence de lèchements des pattes dans l'épreuve de la plaque chaude, au cours de laquelle la nociceptine n'affectait que la latence du saut. L'effet pronociceptif de NocII diffère donc qualitativement de celui de la nociceptine. Enfin, le clivage de la prépronociceptine paraît générer NocII, car NocIII (NocII-Arg-Arg-Arg), inactif in vivo, ne nous est pas apparu comme le précurseur de NocII. Par des études d'autoradiographie, nous avons montré que les sites de liaison de la nociceptine étaient répartis de façon assez ubiquitaire au niveau du cerveau de souris et de rat, indiquant que le système nociceptinergique est impliqué dans de nombreuses fonctions au niveau du système nerveux central.


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  • Détails : 1 vol. (178 p.)
  • Annexes : Bibliogr. 324 ref.

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  • Cote : 00/ROUE/S001
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