Crépuscule des dieux images du père dans la littérature allemande (1848-1908)

par Alfred Rauber

Thèse de doctorat en Études germaniques

Sous la direction de Jean-Louis Bandet.

Soutenue en 2000

à Rennes 2 .


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  • Résumé

    Au 19eme siècle, la crise identitaire qui accompagne l'avènement de la modernité est particulièrement aigüe en Allemagne. Après « la mort de dieu », proclamé nulle part ailleurs avec autant de véhémence, il s'agit de réinventer « l'homme nouveau », enfin libéré des contraintes culturelles, dans une « nation nouvelle », enfin unie. Cela nécessite la réécriture de l'origine, au moyen de ce qui échappait jusqu'alors à l'histoire : le mythe. La mise en scène, par le mythe, d'une référence fondatrice, introduit la question de la place structurale du père qui, dans sa fonction symbolique, rend « parlable » l'origine, et fait valoir le principe oedipien, l'impératif humain de se séparer d'avec soi-même en intégrant la catégorie de l'altérité. La pense wagnérienne bouleverse cet ordre : Siegfried, « l'homme nouveau », forge nothung, seul l'origine devient acte -, et ne connaît pas la peur – « la loi du père et l'ordre des générations n'ont pas prise sur lui ». Les signes du lent processus menant à la faillite de l'ordre symbolique sont repérables dans la littérature allemande de la deuxième moitié du 19eme siècle, à travers l'analyse des conflits père-fils et les passages à l'acte qui en constituent la résolution

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Informations

  • Détails : 1 vol. (295 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 283-295. 210 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 2000/4
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