Origines et consequences de l'evolution des cycles de vie chez les dermapteres. Le cas de forficula auricularia l. (forficulidae)

par STEPHANIE GUILLET

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de MICHEL VANCASSEL.

Soutenue en 2000

à Rennes 1 .

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  • Résumé

    Les cycles de vie des dermapteres sont organises autour du comportement maternel (soins des ufs) qui peut se prolonger par une phase familiale de duree variable. La diversite de ces cycles biologiques repose essentiellement sur le nombre de cycles reproducteurs realises par les femelles. L'iteroparite des dermapteres (plusieurs cycles de reproduction) est communement associee a leur origine tropicale. Le nombre de cycles reproducteurs se serait reduit en regions temperees jusqu'a l'apparition de la semelparite (un seul cycle reproducteur) en climat subalpin. Ce scenario evolutif est valide par une phylogenie moleculaire (16s arnr) et se deroule integralement dans la seule famille des forficulidae. La semelparite est apparue plusieurs fois dans cette lignee. Le taxon forficula auricularia l. Est un complexe d'especes jumelles, isolees au niveau reproducteur, developpant des strategies reproductives differentes et pouvant vivre en sympatrie (contact secondaire) dans les zones de transition ecologique. La diversite de ce taxon peut expliquer le succes de ses introductions, notamment en amerique du nord. Une de ces especes presente une bimodalite de reproduction (iteroparite reduite en climat mediterraneen, semelparite en conditions subalpines et continentales), liee a des differences d'organisation ovarienne fixees genetiquement. Des experiences de croisement montrent que les traits associes a l'iteroparite seraient dominants. Chez cette meme espece, les deux modes de reproduction sont associes a des comportements de dispersion differents. Dans les populations semelpares, malgre un maintien prolonge du groupe familial, l'emploi de marqueurs microsatellites ne conduit pas a identifier des unites de reproduction isolees et constituees d'individus apparentes. Des observations en milieu naturel revelent l'existence de deplacements de groupes familiaux ainsi qu'une dispersion larvaire en cas de disparition de la femelle. Enfin, la polyandrie aboutissant a des paternites multiples effectives peut optimiser la faible dispersion en augmentant le brassage genetique entre familles.

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Informations

  • Détails : 130 p.
  • Annexes : 138 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section sciences et philosophie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TA RENNES 2000/133
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