Caractérisation cytogénétique et moléculaire de tumeurs pulmonaires radon-induites chez le rat

par Laurent Dano

Thèse de doctorat en Cancérologie - Radiobiologie

Sous la direction de Sylvie Chevillard.

Soutenue en 2000

à Paris 11 , en partenariat avec Laboratoire de Cancérologie Expérimentale (Fontenay-Aux-Roses) (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Marc Cosset.

Le jury était composé de Jean-Marc Cosset, Jean-François Bernaudin, Yves Rumpler, Bernard Dutrillaux.

Les rapporteurs étaient Jean-François Bernaudin, Yves Rumpler.


  • Résumé

    Le radon est un gaz radioactif naturel. Ce radioélément, émetteur de particules α, est omniprésent dans l'environnement. L'inhalation de radon atmosphérique connue comme la principale source d'exposition de l'homme à la radioactivité naturelle, entraîne une radiocontamination des voies respiratoires. Une augmentation du risque de cancer du poumon après inhalation de radon a été montrée à la fois chez l'homme et chez l'animal, respectivement par des études épidémiologiques et expérimentales. La caractérisation de relations dose-effet chez le rat a permis la construction de modèles statistiques capables théoriquement de prédire les implications sanitaires pour l'homme d'expositions chroniques au radon, professionnelles ou domestiques. En revanche, les mécanismes cellulaires et moléculaires de la carcinogenèse pulmonaire radon-induite demeurent quasiment inconnus. Nous disposons au laboratoire d'un modèle de cancers du poumon induits chez le rat après inhalation de radon. Ce modèle constitue un bon support pour identifier et caractériser les évènements génétiques contribuant au développement des tumeurs pulmonaires radon-induites. L'analyse de 17 néoplasmes par une approche globale basée sur l’utilisation de techniques cytogénétiques classiques et moléculaires nous a permis de repérer les régions chromosomiques fréquemment altérées dans ces tumeurs. Nos résultats et les données cytogénétiques concernant les cancers du poumon chez l'homme présentent de nombreuses similitudes. Elles suggèrent que le développement des cancers pulmonaires chez l'homme et le rat pourraient être dirigé par des mécanismes moléculaires communs. Notre étude a également permis de désigner des gènes suppresseurs de tumeur et des proto-oncogènes potentiellement impliqués dans la carcinogenèse pulmonaire radon-induite. Aussi, nos résultats permettront-ils d'orienter les études moléculaires futures qui devront soit confirmer le rôle de ces gènes candidats, soit montrer celui de gènes nouveaux.

  • Titre traduit

    Molecular and cytogenetlc characterlzatlon of radon-lnduced Jung tumors ln the rat


  • Résumé

    Radon is a natural radioactive gas. This radioelement, which is an α-particle emitter, is omnipresent in the environment. Inhalation of atmospheric radon is the major exposure route in man of natural radioactivity which results in respiratory tract contamination. An increased Jung cancer risk associated with radon inhalation has been shown both in humans and animals by epidemiological and experimental studies, respectively. Ln rats, characterization of dose-effect relationships has led to the construction of statistical models that may help theoretically in the prediction of human health involvements of both occupational and domestic chronic exposure to radon. However little is known about the cellular and molecular mechanisms of radon-induced Jung carcinogenesis. Ln the laboratory, a madel of Jung cancers induced in rats after radon inhalation is available. This model represents a good tool to identify and characterize the genetic events contributing to the development of radon induced Jung tumors. Carrying out a global approach based on the combined use of classical and molecular cytogenetic methods, the analysis of 17 neoplasms allowed the identification of chromosomal regions frequently altered in these tumors. Numerous similarities have been found between our results and the cytogenetic data for human Jung cancers, suggesting common underlying genetic molecular mechanisms for Jung cancer development in both species. Moreover, our study has allowed to point to tumor suppressor genes and proto-oncogenes potentially involved in radon-induced Jung carcinogenesis. Thus, our results may aid further molecular studies aimed either at confirming the role of these candidate genes or at demonstrating the involvement of yet to be identified genes.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (215-[35] p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 180-215

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