Interactions des hormones sexuelles avec des voies de signalisation impliquées dans le développement du tissu adipeux blanc chez le rat : particularités anatomiques

par Esther Garcia dos Santos

Thèse de doctorat en Médecine. Biologie cellulaire et moléculaire

Sous la direction de Yves Giudicelli.

Le président du jury était Jean Girard.

Le jury était composé de Jean Girard, Annie Quignard-Boulangé, Bruno Fève, Jean-Paul Blondeau, Thierry Oddos.

Les rapporteurs étaient Annie Quignard-Boulangé, Bruno Fève.


  • Résumé

    La répartition du tissu adipeux blanc présente un dimorphisme sexuel : abondant dans la région sous-cutané fémorale chez la femme, sa distribution prédomine dans la région abdominale chez l'homme. Ces différences de répartition liées au sexe s'accentuent d'ailleurs au cours de l'obésité. Au cours de ce travail, nous avons tenté d'approfondir les mécanismes fondamentaux qui sont à la base de ces spécificités anatomiques en essayant de mieux préciser le rôle joué par les hormones sexuelles dans la régulation du développement et du métabolisme adipocytaires. Dans une première partie, nous avons recherché si les variations des masses adipeuses intra-abdominales observées chez le rat in vivo après altérations expérimentales de l'éta. T endocrinien (castration et ovariectomie) pouvaient être reliées à des modifications de l’adipogénèse étudiée in vitro à partir de préadipocytes issus de différents dépôts adipeux (périgonadique : épididymaire et paramétrial, profond : périrénal et superficiel : sous-cutané fémoral). Ainsi, chez le rat, la castration qui induit une diminution de l'adiposité essentiellement au niveau du dépôt adipeux épididymaire provoque, dans les préadipocytes de territoire, une inhibition de l'adipoconversion et, en revanche, une augmentation de la prolifération. Une augmentation de la prolifération et de la différenciation sont également observées dans les préadipocytes issus du tissu adipeux périrénal de rats castrés. Par ailleurs 1'obésité induite chez la rate par ovariectomie semble s'expliquer, en partie, par une augmentation des capacités de prolifération des préadipocytes issus de tissus profonds (paramétrial et périrénal) et de différenciation des précurseurs périrénaux. Afin d'établir. E mécanisme de ces altérations, nous avons plus particulièrement étudté la cascade L\P kinase/c-fos et les facteurs transcriptionnels C/EBPs, éléments jouant un rôle clef dans le processus d'adipoconversion. L'augmentation de la prolifération observée dans les préadipocytes intra-abdominaux de nos deux modèles (mâles castrés et fe melles ovariectomisées) est associée à une plus forte activité MAP kinase. Par ailleurs, le défaut de différenciation constaté dans les préadipocytes épididymairesde rats castrés est accompagné d'une inhibition de l'expression du facteur C/EBPα. Les préadipocytes sous-cutanés sont pour leur part, totalement insensibles aux états endocriniens en terme de prolifération et de différenciation. L'ensemble de ces résultats met donc en évidence l'existence d'un contrôle site-spécifique de l'adipogénèse par l'état gonadique chez le rat. Dans la seconde partie de notre thèse, nous montrons que les hormones sexuelles in vivo et, tout particulièrement les oestrogènes, augmentent l'expression du complexe AP- l par un effet au niveau transcriptionnel ainsi que son activité dans les adipocytes matures de localisations anatomiques différentes chez la rate ovariectomisée. Ces effets sont, en partie, médiés par les récepteurs des œstrogènes. En revanche, l'induction de l'expression de c-fos et c-jun par les œstrogènes est antagonisée par la progestérone. Nous avons ensuite recherché l'induction de l'activité de ces deux proto-oncogènes par les oestrogènes met en jeu des effets non génomiques de ces hormones. Nous montrons ici que l'oestradiol stimule très rapidement et de manière transitoire et spécifique, l'activité de la MAP kinase dans les adipocytes. Cette action, bloquée par un antagoniste des œstrogènes, implique la voie de signalisation tyrosine kinase/ MAP kinase kinase/ MAP kinase. Ainsi, ces résultats mettent en évidence l'existence d'une autre voie de signalisation qui pourrait participer aux mécanismes par lesquels les œstrogènes modulent le métabolisme adipocytaire. L'ensemble de ces travaux permet donc de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans le contrôle par les hormones sexuelles du développement du tissu adipeux et en particulier de l'adiposité intra-abdominale qui est associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires (diabète de type II. . . ) et de certains cancers hormono-dépendant.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (151-[90] p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 117-151

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Paris-Sud (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne). Service Commun de la Documentation. Section Médecine.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TD/2000T043
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 2382
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