Bases moleculaires des hypoglycemies hyperinsulinemiques persistantes du nouveau-ne et du nourrisson (phhi)

par JEAN-CHRISTOPHE FOURNET

Thèse de doctorat en Sciences médicales

Sous la direction de Claudine Junien.

Soutenue en 2000

à Paris 7 .

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  • Résumé

    Les hypoglycemies hyperinsulinemiques persistantes du nouveau-ne et du nourrisson (phhi, persistent hyperinsulinemic hypoglycaemia of infancy) representent une des causes principales d'hypoglycemies prolongees du nouveau-ne et pevent etre a l'origine d'importantes sequelles neurologiques. Deux formes anatomopathologiques sont reconnues : d'une part, les formes focales (40%), qui peuvent ere traitees par panceatectomie partielle ; d'autre part, les formes diffuses (60%), qui, en cas de resistance au traitement medicamenteux, peuvent etre traitees par pancreatectomie sub-totale. Les principaux apports de notre etude sont les suivants : - environ 45% des hyperinsulinismes du nouveau-ne et du nourrisson sont dus a une mutation des genes codant pour les deux sous-unites du canal potassique dependant de l'atp, sur1 et kir6. 2, - les formes focales sont causees d'une par une mutation constitutionnelle recessive des deux alleles de sur1 ou de kir6. 2, d. 'autre part par la deregulation de l'expression de genes soumis a empreinte parentale et situes dans la region 11p15. 5. - les formes diffuses sont causees par une mutation constitutionnelle recessive des deux alleles de sur1 et de kir6. 2. Une mutation dominante a ete mise en evidence. - les phhi liees aux mutations de sur1 et de kir6. 2 sont des formes graves, de survenue preferentiellement neonatale, resistantes au diazoxide et imposant un traitement chirurgical. L'homozygotie de la mutation est un facteur de gravite. - 39 nouvelles mutations de sur1 et 10 de kir6. 2 ont ete identifiees, ainsi que 4 nouveaux effets fondateurs. Un hot spot au codon 1494 et trois regions proteiques d'interet ont ete mis en evidence. Les donnees moleculaires permettent de retrouver aujourd'hui l'etiologie de 50% environ des phhi et d'elaborer une classification moleculaire de cette pathologie heterogene. Ces differentes formes moleculaires repondront, a terme, a des strategies therapeutiques differenciees. 50% des phhi restent encore de cause inconnue.


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Informations

  • Détails : 139 p.
  • Annexes : 305 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TS (2000) 267
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