Evolution phylogenetique du controle de l'hormone de croissance : apport des modeles teleosteens, l'anguille (anguilla anguilla) et le turbot (psetta maxima)

par KARINE ROUSSEAU

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées

Sous la direction de Sylvie Dufour.

Soutenue en 2000

à Paris 6 .

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  • Résumé

    Chez les mammiferes, la liberation de l'hormone de croissance (gh) est sous un double controle hypothalamique, stimulateur par la somatoliberine (ghrh) et inhibiteur par la somatostatine (srih). Des hormones peripheriques comme le facteur de croissance de type insulinique igf1, peuvent egalement agir sur gh. Nous avons etudie deux poissons teleosteens : l'un primitif, l'anguille et l'autre recent, le turbot. Les cellules somatotropes d'anguille et de turbot possedent une forte activite autonome de synthese et de liberation in vitro en milieu sans serum. Cette importance activite autonome des cellules somatotropes de teleosteens in vitro suggere que ces cellules sont soumises in vivo a un controle inhibiteur dominant. Srih et igf1 ont des effets inhibiteurs puissants sur la liberation et la synthese de gh. Le dosage des arnm de gh, chez l'anguille, montre que l'inhibition de la synthese de gh passe par une reduction des taux d'arnm. Concernant le controle stimulateur, ghrh n'a pas d'action sur la liberation de gh alors que le pacap, code par le meme gene que ghrh chez les vertebres non-mammaliens, stimule la liberation de gh chez l'anguille et le turbot. La corticoliberine (crh), activateur de l'axe corticotrope chez les vertebres, stimule la liberation de gh chez l'anguille mais pas chez le turbot. Crh possede aussi une action stimulatrice sur gh chez les reptiles et l'homme dans des situations physiopathologiques. En conclusion, notre etude montre une activite autonome puissante des cellules somatotropes de teleosteens et un controle inhibiteur predominant exerce par srih et igf1. Ce controle inhibiteur peut representer le controle neuroendocrine de base de la gh mis en place tot au cours de l'evolution des vertebres. Au contraire, il existe une forte variabilite des neuropeptides stimulateurs de la gh. Pacap pourrait avoir joue un role ancestral de facteur de liberation de gh, tandis que ghrh n'aurait acquis un role majeur qu'au cours de l'evolution des tetrapodes.


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  • Détails : 296 p.
  • Annexes : 811 ref.

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  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : PMC RT P6 2000
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