L'inflammation gingivale et les cellules de Langerhans au cours des parodontopathies chez l'homme

par Sylvie Séguier

Thèse de doctorat en Sciences médicales. Stomatologie

Sous la direction de Nicole Bronsse.

Soutenue en 2000

à Paris 5 .


  • Résumé

    Les gingivites et les parodontites de l'adulte sont des parodontopathies inflammatoires chroniques très fréquentes chez l'homme, induites essentiellement par la plaque bactérienne et le tartre dentaire. Elles sont caractérisées par une infiltration de cellules inflammatoires dans l'épithélium et le tissu conjonctif gingival et par la dégradation de la matrice conjonctive. Les cellules de Langerhans jouent un rôle primordial dans le déclenchement et le maintien des réponses immunitaires des muqueuses. Les objectifs de notre travail étaient d'évaluer le degré inflammatoire gingival et de réaliser une étude quantitative, morphologique et phénotypique des cellules de Langerhans au cours des parodontopathies. Nos études ont montré : 1/ une spécificité dans la distribution cellulaire au sein du tissu gingival inflammatoire (gingivites) et suggère un tropisme et un rôle particulier des cellules t cytotoxiques tia-1+ et granzyme b+ dans le tissu épithélial gingival pathologique 2/ un rôle important des cellules cytoxiques dans la diminution de la composante collagénique observée au cours des parodontopathies ; par ailleurs, les quantifications de la fraction d'aire AA%) occupée par les fibres de collagène et des sous-populations cellulaires semblent refléter la sévérité clinique de la maladie parodontale 3/ un déséquilibre de la balance MMPS/TIMPS (inhibiteurs tissulaires des MMPS) en faveur des MMPS, une diminution du rapport LT CD4+ / CD8+ et une augmentation significative de la forme active de la MMP-9 qui pourrait constituer un marqueur intéressant du processus inflammatoire lors des parodontopathies sévères. 4/ une corrélation entre la diminution du nombre de cellules de Langerhans et la sévérité du phénomène inflammatoire estimée par l'étude quantitative des composantes cellulaire et fibreuse 5/ une diminution significative de leur surface, de leur périmètre et de leur diamètre au cours des parodontites par rapport au tissu sain, et dans la couche basale de l'épithélium par rapport aux couches épithéliales superficielles 6/ une expression de MMP-1, MMP-2, MMP-9, TIMP-1 ET TIMP-2 par les cellules de Langerhans dans le tissu gingival sain et inflammatoire.


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 144 p.
  • Annexes : 364 références bibliographiques

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Descartes-Bibliothèque Saints-Pères Sciences (Paris). Service commun de la documentation. Bibliothèque Saints-Pères Sciences.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.