La référence à la littérature du XVIIe siècle dans les écrits de Proust : formes et significations
| Auteur / Autrice : | Sylvaine Ferrali-Landes |
| Direction : | Antoine Compagnon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études ibériques |
| Date : | Soutenance en 2000 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
La place occupée par la littérature du XVIIe siècle dans la recherche est considérable. Les références aux classiques alimentent la veine romanesque et organisent un jeu intertextuel autant qu'elles confèrent à l'œuvre un ton et un style qui laissent affleurer la présence de l'auteur. Le dépouillement exhaustif de la correspondance, et la prise en compte des œuvres de jeunesse et des écrits critiques permettent dès lors de mettre en perspective différents types d'écriture dont la référence classique fournit le lien. La relation que Proust entretient avec le grand siècle s'établit dans le cadre parodique, bien dans l'air du temps, mais vraisemblablement maintenu et enrichi par le souvenir de sa mère. Prise entre révérence et irrévérence, la référence, à travers le discours second qu'elle organise, sous-tend le discours ironique du roman. Elle permet de surcroit, et les essais critiques en font foi, de tracer les lignes de ce que l'on peut appeler le classicisme de Proust : celui-ci s'inscrit entre la dissidence, et la revendication permanente des « maitres » comme modèles, qu'on ne peut égaler qu'en « faisant nouveau ». En ce cas, c'est la revendication de l'artiste qui l'emporte, en situant l'écrivain dans l'entre-deux d'une esthétique et en consacrant la dualité de l'homme.