Le problème du mal et la question de Dieu après Auschwitz : J. Maritain, G. Marcel, E. Lévinas, P. Ricoeur, H. Jonas

par Maria Pastrello

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Michel Meslin et de Jean Greisch.

Soutenue en 2001

à Paris 4 en cotutelle avec l'Institut catholique de Paris, Faculté de philosophie , en partenariat avec Institut catholique de Paris. Faculté de philosophie (autre partenaire) .


  • Résumé

    De quelle facon la philosophie aborde-t-elle le probleme du mal et la question de dieu apres auschwitz ? cette problematique constitue le point de depart du present travail. Si on considere auschwitz comme un lieu et un nom qui renvoie a des evenements precis, et symbolise en meme temps le mal dans ses formes extremes, en particulier la souffrance innocente, au xxe siecle, face a auschwitz, s'estimposee a la philosophie la tache de penser "autrement", en renoncant a la pretention d'expliquer le mal et de justifier dieu a travers la theodicee. Par consequent, c'est l'insuffisance des theories traditionnelles qui est venue au premier plan: les evenements, avec toute leur pesanteur, ont apporte un dementi aux tentatives de depasser le mal par une logique de retribution et de theodicee. Ce mouvement de la pensee contemporaine est illustre par le livre de job: les explications des amis de job face a sa souffrance se revelent insuffisantes et celui-ci, en renoncant a tout comprendre, noue finalement une relation differente avec dieu. Cette hypothese est verifiee en suivant la reflexion de quelques philosophes contemporains: j. Maritain, g. Marcel, e. Levinas, p. Ricoeur, h. Jonas, qui,d'une maniere differente et a partir de traditions philosophiques diverses, ont essaye d'affronter le defi et le drame d'auschwitz, en realisant ou en proposant, sans y reussir completement, comme dans le cas de maritain et de jonas, le depassement de la theodicee. Leur pensee nous permet de frayer un chemin dans la philosophie, pour montrer ses developpements face a l'experience de possibilites extremes de l'action humaine. Or, ce qui apparait c'est le deplacement de la raison du niveau theorique au niveau pratique: si on ne peut pas expliquer le mal, il s'agit de le combattre. Cela ne signifie pas renoncer a la tache de penser, mais faire ressortir un devoir ethique qui est symbolise par le mot de responsabilite. Etre responsable, comme le montrent bien levinas, ricoeur et jonas, est lepropre d'un etre fragile qui se prend soin de la fragilite d'un autre homme et du monde. Dans ce paradoxe se cache la reponse qui est action et devoir, et en meme temps une maniere differente de penser dieu.


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Informations

  • Détails : 1 vol., (402 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury.
  • Annexes : Bibliogr. (521 réf.), ff. (360-396).

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  • Bibliothèque : Institut catholique de Paris. Bibliothèque de Fels.
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  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
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  • Cote : MC 4695
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