La France, l'Allemagne et l'acier (1932-1952) : de la stratégie des cartels à l'élaboration de la CECA

par Françoise Berger

Thèse de doctorat en Histoire des relations internationales

Sous la direction de René Girault et de Robert Frank.

Soutenue en 2000

à Paris 1 .


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  • Titre traduit

    France, Germany and steel (1932-1952) : from the cartel strategy to the formation of the ECSC (European Coal and Steel Community)


  • Résumé

    Une analyse des liens franco-allemands dans le secteur de la sidérurgie, des années 1930 au début des années 1950, a été effectuée à partir d'archives publiques et privées, allemandes et françaises. À travers les stratégies privées des grandes entreprises et les politiques publiques des deux États, cette recherche a montré la mise en pratique du processus européen, appliqué à l'échelle sectorielle. Dans les années trente, les sidérurgistes français et allemands avaient contribué à la renaissance de l'Entente Internationale de l'Acier qui fut une réponse assez efficace à la crise. Le travail en commun qui s'en suivit fut l'occasion de liens qui dépassèrent les simples relations professionnelles car il mettait en contact des personnes issues des mêmes milieux sociaux, pourvues d'une culture européenne commune. La douloureuse période de la guerre ne fut pas une simple parenthèse et certaines relations professionnelles perdurèrent. La sidérurgie française paya un lourd tribut humain, car nombre de ses ouvriers travaillèrent en Allemagne, pour les grands Konzerne. Malgré ces blessures vives, dès 1946, du côté des sidérurgistes français, on envisage déjà la reconstitution d'un cartel européen de l'acier, à moyen terme. Des rencontres officielles entre les professionnels des deux pays ont lieu, à partir de 1948, en particulier dans le cadre de la Chambre de Commerce internationale. Mais avec les crédits du Plan Marshall et l'occupation alliée en Allemagne, les Américains jouent désormais un rôle majeur. Jean Monnet, partiellement sous cette influence, impose une interdiction totale des ententes et une organisation supranationale, la CECA. Les sidérurgistes des deux pays, par pragmatisme, vont accepter cette nouvelle donne. Les liens construits dans les années trente, les habitudes de travail à l'échelle européenne, permirent à ces industriels d'aborder cette nouvelle organisation sans trop de résistance.

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Informations

  • Détails : 4 vol. (1257 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. [1203]-1221. Notes bibliogr. Index

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