La diffusion de l'obsidienne préhispanique dans l'aire andine équatoriale de 3. 500 BC à 1. 500 AD : proposition d'une première modélisation des échanges par traces de fission et géochimie

par Olivier Dorighel

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de Jean-François Bouchard.

Soutenue en 2000

à Paris 1 .


  • Résumé

    L'obsidienne manufacturée est présente dans de nombreux gisements préhispaniques d'équateur et du sud-ouest de la Colombie. Cette roche volcanique de la famille des rhyolites est le produit d'un volcanisme dit acide, par nature limite à certaines régions du globe. Dans les Andes équatoriales l'obsidienne propre à la taille n'est disponible que dans certaines zones des cordillères notamment la Cordillère royale (Équateur) et la Cordillère centrale (Colombie). Par conséquent, à l'exclusion des quelques secteurs ou elle affleure naturellement l'obsidienne ne doit sa présence dans les gisements archéologiques qu'à un réseau de circulation et d'échanges anthopique. Nous avons tenté de reconstituer ce réseau en exploitant la capacité qu'offre l'obsidienne d'être caractérisée par un grand nombre de méthodes physico-chimiques. Trois ont été employées : les traces de fissiion de l'uranium (TF), (datation), le pixe (géochimie), et l'icp-ms/aes (géochimie). Les TF permettent de connaitre l’âge de formation de l'obsidienne, le pixe fournit sa composition chimique sur 13 éléments et l'icp-ms/aes sur 36 éléments. La comparaison des âges et des compositions obtenus sur le mobilier archéologique d'une part et les sources de matière première d'autre part a mis en évidence l'utilisation privilégiée de 5 sources d'obsidienne à l'échelle des Andes équatoriales entre 3. 500 av. -J. -C. Et 1. 500 A. D. , dont deux sont des "zones-sources". " L'interprétation des données analytiques en fonction de l'inventaire que nous avons réalisé des gisements utilisateurs et des gites de matière première existant, offre une première vue générale de la variation diachronique de l'utilisation de l'obsidienne dans cette partie des Andes. Des cellules de diffusion culturelles et géographiques ont été clairement identifiées-dont certaines furent alimentées par de la matière première de provenance inconnue. Pour les sources de matière première connues nos données confirment en Équateur l'existence de systèmes d'échanges cote/sierra, pour lesquels nous proposons quelques itinéraires probable de circulation du matériau.

  • Titre traduit

    The prehispanic obsidian diffusion in the Ecuadorial Andean area between 3. 500 B. C. And 1. 500 A. D. : first proposition of exchange modelisation by fission track dating and geochemistry


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  • Détails : 1 vol. (470 p.)
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