Husserl et la crise des sciences : crise des sciences, crise de la philosophie.

par ANTOINE SABUSHATSE

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Bernard Bourgeois.

Soutenue en 2000

à Paris 1 .


  • Résumé

    Dans son dernier ouvrage intitule la crise des sciences europeennes et la phenomenologie transcendantale , husserl parle d'une crise des sciences qui plonge ses racines dans une crise de la philosophie. Ce travail s'efforce de montrer les manifestations, la signification et l'origine de cette crise, d'abord dans les sciences ensuite en philosophie, avant de s'interroger enfin sur la possibilite d'un depassement de pareille crise. La premiere partie caracterise la crise des sciences comme une double perted'une part, perte du sens vrai des idealites geometriques qui pretendent donner l'etre en soi veritable des objets et du monde, a cause de la passivite de l'homme devant le sens sedimente ; d'autre part, perte de l'importance des sciences pour la vie du fait que ces dernieres orientent leur interet exclusivement sur la possession de l'objet, et evacuent la dimension subjective relative de toute experience d'objet et du monde. Quant a la crise de la philosophie a l'epoque moderne, elle consiste en une perte de la foi en la raison. Les divers courants philosophiques ne repondent pas de facon adequate aux argumentations sceptiques: en leur sein subsistent des doutes touchant soit la validite ultime de toute connaissance, soit la methode appropriee a en rendre compte soit meme la capacite de la raison a atteindre la connaissance authentique de la realite. Selon husserl, la seule methode capable de fonder de maniere valide et ultime toute science possible, c'est la reduction phenomenologique. La troisieme partie s'efforce de montrer que si, pour husserl, les sciences et la philosophie trouvent leur fondation originaire dans la subjectivite transcendantale les recherches de l'origine et du fondement premier de toute philosophie restent marquees par une relativite penible, mais inevitable. La philosophie, qui ne cesse jamais de cheminer vers une rationalite plus haute, finit par decouvrir que la pleine et vraie rationalite est une idee qui git a l'infini.


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Informations

  • Détails : 322 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 46 ref.

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