Économie politique de la politique des prix céréaliers en Tunisie de 1970 à nos jours

par Selim Louafi

Thèse de doctorat en Économie du développement agricole, agro-alimentaire et rural

Sous la direction de Alain Lipietz.

Soutenue en 2000

à Montpellier, ENSA .

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  • Résumé

    Ce travail vise à analyser les déterminants de l'évolution de la politique des prix céréaliers en Tunisie en longue période. Pour faire face aux conséquences de l'instabilité de la production céréalière et de l'approvisionnement extérieur, le gouvernement tunisien a mis en place en 1970 un système dit de compensation céréalière visant a concilier au moins trois objectifs a priori contradictoires : (i) assurer une stabilité des prix aux consommateurs pour des produits jugés de première nécessité ; (ii) assurer aux agriculteurs et aux différents intermédiaires de la filière une rémunération minimale leur permettant d'améliorer leur productivité et d'augmenter leur production ; (iii) maitriser les dépenses budgétaires liées a la gestion de ce système. Notre travail a montré que ces objectifs n'ont pas toujours eu la même importance relative au cours du développement économique de la Tunisie. En s'appuyant d'une part sur une analyse d'économie politique révélant l'influence des groupes sur la formation des prix céréaliers et, d'autre part, sur l'utilisation de concepts issus des sciences politiques pour introduire les dimensions extra-sectorielles et institutionnelles, nous avons mis en évidence l'existence de deux mécanismes pour interpréter l'évolution de la politique de compensation céréalière : (i) un mécanisme de court terme où les décisions politiques portent sur les niveaux de fixation des prix et sont interprétées comme le résultat de rapports de force entre groupes d'intérêts régulés à travers un marche politique ; (ii) un mécanisme de long terme prenant en compte l'effet en retour des décisions publiques relatives aux prix céréaliers sur l'économie globale et sur la structure sociale. Il révèle plus fondamentalement, la manière dont s'opère les choix du mode d'intervention de l'État (choix de la combinaison des instruments de politique publique). Ces deux mécanismes nous ont permis d'une part de caractériser, au sein de chaque période étudiée, la logique de fonctionnement d'un mode d'arbitrage particulier entre les groupes sociaux, et d'autre part d'expliquer, à travers les changements de nature des arbitrages au sein de la politique des prix céréaliers en Tunisie, les processus d'évolution des phases successives du développement de cette politique publique.


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  • Détails : 239 p.
  • Annexes : 180 références

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