Les maisons fortes en Bourgogne du Nord du XIIIe au XVIe s. : approche archéologique et socio-historique

par Hervé Mouillebouche

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Michel Bur.

Soutenue en 2000

à Nancy 2 .


  • Résumé

    Cette étude archéologique et historique tente de renouveler l'approche sociologique de l'aristocratie de village par l'étude de l'habitat fortifié, notamment de la maison forte. Elle commence par un inventaire des forteresses médiévales de Côte-d'Or attestées par les textes d'archives ou par les vestiges archéologiques, soit un total de 640 sites. Cet inventaire, présenté sous forme de monographies consultables sur cédérom, permet d'élaborer une typologie des fortifications et de voir l'évolution des sites, des types de sites et des éléments d'architecture. L'étude des textes révèle la qualité des habitants. Au XIIIe s. , les bâtisseurs de maisons fortes sont parfois des milites castri, mais plus souvent des cadets de familles châtelaines, voire des seigneurs alleutiers. Ils doivent théoriquement reprendre leur habitat fortifié en fief du seigneur haut justicier, mais dans la pratique, la fortification échappe souvent à tout contrôle. Les seigneurs de villages profitent de la guerre et du changement dynastique de 1360 pour fortifier leurs maisons et pour s'arroger la haute justice. Le duc tente de se faire reconnaître une certaine prééminence sur les autorisations de fortifier et sur le contrôle féodal, mais son pouvoir ne sera guère effectif avant la fin du XVe s. L'emplacement de la maison forte par rapport au village illustre le rôle du seigneur et son évolution. Au XIIIe s. , elle est bâtie à proximité de l'habitat et s'ouvre face au village. A partir du XIVe s. , elle s'éloigne du village et sa façade se tourne vers le sud ou vers l'est. Corrélativement, les seigneurs sont moins présents dans leurs demeures rurales. Après la guerre, ils reconstituent les réserves seigneuriales et les confient à des gérants. La seigneurie n'est plus un contrat d'entraide entre une communauté villageoise et son défenseur ; elle devient une simple structure de prélèvement.

  • Titre traduit

    Fortified manors in the north of Burgundian : archeological and socio-historical study


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    This archaeological and historical study attempts to renew the sociological approach to study of village aristocracy by studying fortified dwellings, and in particular fortified manors. The study begins by an inventory of all of the medieval fortresses in the French Burgundian Côte d'Or region attested to by archive texts or archaeological remains, all-in-all 640 sites. This inventory, presented in the form of monographs which can be consulted on CD-Rom, gives the opportunity to study the evolution of these sites, the site patterns and the architectural elements. The study of the archive texts reveals the standing of the inhabitants. In the XIIIth, the builders of these fortified dwellings are sometimes milites castri but more often than not the youngest sons of lords of the manor, or non-tenant lords (seigneurs alleutiers). Theoretically they should hold their fortified dwelling by grant of the lord-high-justice, but in practice the fortified dwelling often escapes all control. The lords of each village take advantage of the war and the change in dynastie of 1360 in order to fortify their homes and to free themselves from control of the justiciary. The dukes attempt to enforce recognition of their preeminence in the granting of licence to crenellate and feudal duties, but their power will only become real from the XVth century. The emplacement of the fortified dwelling in relation to the village illustrates the role of the local lord and its evolution. In the XIIIth the dwelling is built close by and looking onto the village. From the XIVth onwards the dwelling is built further from the village and looking towards the south or the east. At the same time, the lords become less present in their rural homes. After the war, they reorganise their holdings and entrust them to managers. Lordship is no longer a contract of mutual assistance between a village community and its defender ; it becomes a simple structure of income from taxes.

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2002 par Éd. universitaires de Dijon à Dijon

Les maisons fortes en Bourgogne du nord du XIIIe au XVIe s


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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 7 vol. (242, 238-XXX p., vol. 3, 4, 5, 6 et 7 non paginés)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. II-XXX. Index

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  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 944.02/1004*BU/DL
  • Bibliothèque : Institut national d'histoire de l'art. Collections Jacques Doucet (Paris). Bibliothèque.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : Mfiche 223/2511
  • Bibliothèque : Université de Lorraine. Direction de la Documentation et de l'Edition. Bibliothèque universitaire Lettres et sciences humaines.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : LN 000/20
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Cette thèse a donné lieu à 1 publication .

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2002 par Éd. universitaires de Dijon à Dijon

Informations

  • Sous le titre : Les maisons fortes en Bourgogne du nord du XIIIe au XVIe s
  • Dans la collection : Sociétés , 1628-5409
  • Détails : 1 vol. (488 p.)
  • ISBN : 2-905965-57-6
  • Annexes : Bibliogr. p. [451]-466. Notes bibliogr. Index
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