Les communautés végétales plus diverses sont-elles plus résistantes aux invasions ? Une approche expérimentale dans les friches méditerranéennes

par Anne-Hélène Prieur-Richard

Thèse de doctorat en Biologie des populations et écologie

Sous la direction de Sandra Lavorel.

Soutenue en 2000

à Montpellier 2 .


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  • Résumé

    Les analyses theoriques et les observations de la structure des communautes ont tres tot conduit a l'hypothese qu'une diversite elevee augmente la resistance aux invasions. Pourtant, a ce jour, les donnees d'observation ou experimentales ont montre des relations positives ou negatives entre diversite et invasibilite des communautes vegetales. Mes observations des patrons d'invasion dans des friches mediterraneennes ont confirme qu'il etait difficile de mettre en evidence des relations claires entre diversite et invasibilite des communautes. J'ai donc eu recours a des experiences en conditions semi-controlees pour tester 1) si la resistance d'une communaute aux invasions augmente avec l'augmentation du nombre d'especes et/ou du nombre de groupes fonctionnels par communaute ; 2) si la resistance varie en fonction de l'identite des groupes fonctionnels. Nous avons seme des communautes de friches annuelles representant differents niveaux de diversite : variation du nombre d'especes par communaute ; variation du nombre de groupes fonctionnels et variation de l'identite des groupes fonctionnels pour une richesse fonctionnelle fixe. Les parametres demographiques et vegetatifs de deux especes exotiques sondes, conyza bonariensis et c. Canadensis, implantees dans ces communautes experimentales, ont ete suivis tout au long de leur cycle. Nous avons simultanement mesure quelques parametres du fonctionnement primaire de ces ecosystemes modeles. La richesse specifique a eu peu d'impact sur les performances des deux especes de conyza. La composition fonctionnelle de la communaute est apparue plus importante que la richesse fonctionnelle per se pour expliquer la resistance d'une communaute aux invasions. Les legumineuses favorisent la croissance et la reproduction de c. Bonariensis et c. Canadensis par une augmentation de la concentration en nitrates du sol. Les asteracees ont, elles, un impact positif sur la survie de ces deux exotiques par une diminution de l'herbivorie. Enfin, les graminees, par leur consommation des nitrates et leur potentiel attractif pour les herbivores, seraient le groupe fonctionnel le plus propice a la resistance d'une communaute a l'invasion par c. Bonariensis et c. Canadensis.

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Informations

  • Détails : [182] p
  • Annexes : Bibliogr.: p. 61-70

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  • Cote : TS 2000.MON-5
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  • Cote : TH 540
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