Capital humain et commerce international en Afrique subsaharienne

par Arcadius Badinga

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jean-Pierre Vignau.

Soutenue en 2000

à Montpellier 1 .


  • Résumé

    Durant ces dernieres annees, les taux de scolarisation (mesures directes du stock de capital humain) ont fortement augmente en afrique subsaharienne. Selon les predictions de la theorie de la croissance endogene qui font du capital humain une source de croissance, ces pays auraient du beneficier d'externalites positives liees a l'investissement en capital humain. Malgre les efforts massifs dans ce domaine ils font face a un fort chomage du capital humain et a une << exode des cerveaux >>. La contribution negative a la croissance du capital humain conduit a completer l'analyse de la croissance endogene par l'introduction d'une forme alternative d'accumulation du capital humain: le " learning-by-doing " (apprentissage par la pratique). L'originalite de cette approche est que si l'accroissement de la productivite decoule de l'education, il doit beaucoup aussi a la structure de production du pays. La croissance economique est ainsi expliquee par l'augmentation de la productivite des travailleurs et de leurs connaissances des mecanismes de production. Afin de mieux comprendre les relations entre commerce international, education et << learning-by-doing >>, l'analyse se concentre sur les exportations du secteur manufacturier qui illustre le mieux la strategie d'industrialisation fondee sur l'acquisition de technologies (transferts de technologie) et l'imitation des biens manufactures. Cependant, les exportations manufacturieres ne sont pas fondees sur l'utilisation d'un fort coefficient du travail permettant aux pays d'afrique subsaharienne de se specialiser et de generer un avantage comparatif grace a leur dotation en capital humain. La mise en evidence de la non contribution a la croissance du capital humain forme par l'education et par << learning-by-doing >>, conduit a analyser les structures economiques (l'etat, le dynamisme du secteur prive local et les firmes multinationales) consideres comme facteurs determinants de l'accumulation du capital humain. Au terme de cette analyse, il apparait que les economies d'afrique subsaharienne n'ont pas la capacite de canaliser leur stock de capital humain vers le secteur manufacturier. Leurs strategies industrielles conduisent a une impasse en matiere d'accumulation du capital humain et de croissance par les echanges.


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