Cytotoxicité et génotoxicité de deux phycotoxines : l'acide okadaïque et la microcystine-LR

par Céline Huynh-Delerme

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Simone Puiseux-Dao.

Le président du jury était Max Goyffon.

Le jury était composé de Annie Pfohl-Leszkowicz, Habib Boulekbache.

Les rapporteurs étaient Aurelia Tubaro, Jean-Marc Frémy.


  • Résumé

    Ce travail concerne les effets toxiques de l'acide okadaique (ao) et de la microcystine-lr (MC. LR), toxines de structure moléculaire différente mais apparentées dans leur mécanisme d'action d'inhibiteur des protéines phosphatases à serine/threonine et de promoteur de tumeur. L'ao provoque chez l'homme une intoxication diarrhéique par les fruits de mer. La MC. LR induit hépatotoxicité et troubles dermiques. Nous avons étudié la toxicité sur des cellules épithéliales (cho-k1 et wi26) et hépatocytaires (hépatocytes de rat en culture primaire, hepg2 et hybridomes wifb9). L'ao est toxique pour tous les types cellulaires. Pour étudier la toxicité provoquée par l'ao sur les cho-k1, diverses techniques ont été utilisées (cytométrie en flux et à balayage). L'intoxication débute par une accumulation de cellules en mitoses, puis une évolution vers la mort apparaît. L'analyse de la fragmentation de l'ADN, de l'externalisation des phosphatidylsérines et de l'incorporation d'iodure de propidium montre que l'apoptose est présente mais fugace et que les cellules meurent majoritairement par nécrose. Les cellules wi26 permettent les mêmes conclusions. Nous avons étudié la toxicité de la MC. LR sur les cellules hépatocytaires et nous montre que la lignée wifb9 pouvait constituer une alternative aux hépatocytes en culture primaire pour étudier et détecter cette toxine. Cependant la toxicité de la MC. LR sur cette lignée n'est pas totale et nous avons sélectionné trois clones pour leur résistance a la MC. LR. Nous avons aussi étudié la génotoxicité de l'ao par la détection des adduits à l'ADN sur cellules et sur embryons de poisson-zèbre. Les cellules cho-k1 présentent des adduits chez les témoins alors que les cellules wi26 montrent toujours des témoins dépourvus d'adduits. Dans le premier cas, l'ao induit une modulation des adduits tandis que les cellules wi26 ont permis de confirmer une formation d'adduits à l'ADN en présence d'ao concentration et temps-dépendante.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (151 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 132-147

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  • Bibliothèque : Muséum national d'histoire naturelle. Bibliothèque centrale.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 2000 -- 26
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