Les danses macabres et leurs métamorphoses (1830-1930)

par Caroline Gabion Denhez

Thèse de doctorat en Lettres modernes

Sous la direction de Robert Favre.

Soutenue en 2000

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Ce travail s'appuie sur les danses macabres médiévales et porte sur les oeuvres auxquelles elles ont donné naissance. Le macabre redevient un sujet à la mode avec le romantisme noir, il sera également exploité pour dénoncer les horreurs de la Première Guerre mondiale. Notre corpus de textes couvre donc les années 1830-1930. En mettant en relation les danses anciennes et contemporaines nous cherchons à définir et à comprendre la spécificité de chaque oeuvre. Nous étudions les textes mais nous faisons parfois référence à la peinture, à la musique, à la danse et au cinéma. L'étude des oeuvres médiévales nous permet de cerner l'origine des danses et d'en donner une définition. Le succès de ces oeuvres, alliant différents arts, s'explique par l'universalité de leur message : égalité de tous devant la mort et puissance de cette dernière. Certains auteurs (Thierry, Hoyau. . . ) reconstituent les oeuvres originelles. D'autres (Jouve, Mac Orlan, Spire. . . ) s'en inspirent pour dresser un portrait satirique de la société. Les squelettes des premières danses se fondent en un seul personnage, la mort devient peu à peu spectatrice de la folie meurtrière des hommes. Sous la plume de Gautier, Cazalis, Baudelaire. . . La mort se pare de caractéristiques féminines et allie l'horreur à la beauté. S'inspirant du sabbat, des légendes populaires et de la "Ballades des pendus" de Villon, la danse macabre change de couleur. Dans une atmosphère fantastique les morts se lèvent pour danser seuls, un personnage est témoin de leurs ébats. Cultes sataniques et légendes populaires sont à l'origine d'un nouveau sabbat qui pose le problème du repentir et la question de l'existence de Dieu. Fagus, Gautier, Nerval, Flaubert. . . Ont ainsi exploité le motif chorégraphique, il leur a permis de faire défiler des figures mythiques qui nous font part de leurs expériences. Transposant cette vision de l'Enfer dans notre vie, Poe, Balzac, Musset, Verlaine. . . Font entrer la Mort au bal et l'invitent à participer au Carnaval. Beauté, amour et richesse sont mis à mal par la maladie et la mort. En effet, le masque permet aux hommes de farder la réalité alors que le jeu des inversions leur montre des vérités cachées. Lorsque la mort quitte la farandole pour s'approcher de lui ou qu'il surprend le ballet des ombres, le spectateur ne sait plus si le monde qu'il côtoie appartient au rêve ou à la réalité.


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Informations

  • Détails : 633 f.-[4]f. de pl.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 547-559

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  • Bibliothèque : Université Lumière (Bron). Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire.
  • Disponible pour le PEB
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