Contrastivité et enseignement du français langue étrangère en France : approche anthropo-didactique

par Christian Jamet

Thèse de doctorat en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Michel Soëtard.

Soutenue en 2000

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Si la langue maternelle permet l'accès au langage en suivant un processus d'acquisition fondé sur des compétences innées qui ne peut se répéter, toute situation d'enseignement / apprentissage d'une langue, maternelle ou étrangère, ne peut reposer sur ce processus unique. Un tour d'horizon méthodologique permet d'analyser à la fois les conceptions que se font les méthodologies de l'objet d'enseignement, du sujet de l'apprentissage, du didactique et de la relation pédagogique que leurs fondements théoriques mettent en place. Une approche critique remet dès lors en question la didactique des langues étrangères. Il serait bon de revenir à une autre approche qui tienne davantage compte des caractères inhérents à la personnalité du sujet de l'apprentissage dans son enracinement anthropologique. La contrastivité ressortit de l'analyse contrastive. En quoi consiste cette analyse contrastive, quels sont ses champs d'application et pourquoi n'est-elle plus appliquée que partiellement à l'enseignement / apprentissage des langues étrangères ? Il apparaît que le fondement de la contrastivité n'est pas uniquement du ressort de la linguistique appliquée, mais que son champ d'action s'élargit considérablement pour devenir une base anthropologique de l'accès à la connaissance. L'interrogation des philosophes montre l'immanence de l'acte contrastivant dans l'être de l'homme parce qu'elle lui donne accès à la pensée, au langage et à la communication. On peut dès lors formuler des propositions pédagogiques qui permettent des pratiques de la contrastivité dans les différents domaines concernés par l'enseignement / apprentissage du français langue étrangère. La contrastivité ne peut ni ne doit cependant constituer une autre approche de l'enseignement / apprentissage des langues étrangères. Mais comment faire l'économie de l'acte contrastivant, quelle que soit l'approche choisie ? L'enseignant n'aurait-il pas intérêt à réactualiser ce processus cognitif pour l'éducation d'un être fini ?


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Informations

  • Détails : 396 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f.361-390

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