Le cerveau chez Auguste Comte : de la biologie à la morale : la physiologie cérébrale, philosophie des sciences et physique sociale

par Laurent Clauzade

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Pierre Macherey.

Soutenue en 2000

à Lille 3 .


  • Résumé

    Notre thèse entreprend d'étudier la fonction et la signification d'une science du cerveau dans la philosophie d'Auguste Comte. Il y a deux enjeux dans l'introduction de la physiologie cérébrale. Le premier est relatif à la construction de la philosophie positive proprement dite (exposée dans le Cours de philosophie positive). Il consiste à intégrer dans la biologie une "physiologie phrénologique", largement conçue d'après les principes scientifiques de Gall. En montrant que la méthode positive peut aborder les phénomènes intellectuels et moraux, cette intégration permet, au même titre que la création de la sociologie, d'assurer la complétude de la philosophie positive. Mais l'enjeu est aussi polémique : en soumettant les phéomènes intellectuels à la méthode positive Comte fait cesser l'antique privilège, reconduit depuis Descartes, qui soustrayait ces phénomènes à l'investigation scientifique et en faisait le domaine propre de la métaphysique. La création de la physiologie cérébrale s'avère une opération dirigée contre toutes les philosophies, psychologiques ou idéologiques, qui plaçaient la connaissance des phénomènes intellectuels et moraux à la base de leur système. Le second enjeu est moral. Le "tableau cérébral", à partir duquel il n'est pas exagéré de dire que se déploie toute la seconde philosophie de Comte (constituéé surtout par le Système de philosophie positive), présente de façon systématique les catégories qui définissent la nature morale de l'homme. Le tableau cérébral fournit non seulement les bases de la science morale, mais aussi celles de la religion en fixant les modalités de l'unité individuelle et collective. L'étude du cerveau permet donc d'affirmer que la seconde philosophie est tout autant morale que religieuse, ou plutôt que la théorisation morale, telle qu'elle est définie par la théorie cérébrale, est la condition de l'établissement de la religion positive


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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2009 par Presses universitaires de Franche-Comté à Besançon

L'organe de la pensée : biologie et philosophie chez Auguste Comte


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Informations

  • Détails : 3 vol. (870 f.)
  • Notes : Thèse reproduite
  • Annexes : Bibliogr. f. 834-859

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  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 50.377-2000-19-1
  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. Service commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 50.377-2000-19-2
  • Bibliothèque : Université Charles de Gaulle. Service commun de la documentation.
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  • Cote : 50.377-2000-19-3
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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2009 par Presses universitaires de Franche-Comté à Besançon

Informations

  • Sous le titre : L'organe de la pensée : biologie et philosophie chez Auguste Comte
  • Dans la collection : Collection Annales littéraires de l'Université de Franche-Comté , n° 24 , 0523-0535
  • Détails : 1 vol. (385 p.)
  • Notes : En annexes, choix de documents.
  • ISBN : 978-2-84867-254-0
  • Annexes : Bibliogr. p. [353]-375. Notes bibliogr. Index
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