Vestiges archeologiques et observation astronomique, origine de l'observatoire (orient medieval, ixe-xe siecles)

par Jean-François Oudet

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Danielle Jacquart.

Soutenue en 2000

à l'EPHE .

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  • Résumé

    Pour mettre en evidence l'origine de l'observatoire, les observations astronomiques sont etudiees en parallele avec les instruments. L'investigation, entre science et archeologie, se fonde sur les textes de habash al-hasib et d'al-biruni, sur les contraintes materielles resultant des reconstitutions, et sur les erreurs d'observation que l'on cherche a quantifier. L'histoire des premiers grands instruments d'observation est ebauchee, jusqu'a 1040. Ceux-ci servaient a determiner deux parametres spatiaux, la latitude et l'obliquite de l'ecliptique. Le quadrant mural libna parait avoir ete le plus adequat. Derivant de la plinthe de ptolemee, il s'en distinguait par sa monumentalite qui donna naissance a l'observatoire et a un nouveau systeme de visee. Nous etudions d'abord les observations astronomiques a bagdad sous l'egide d'al- ma'mun. Initiateur des premiers grands instruments, il a joue un role central dans l'origine de l'observatoire. Un essai de chronologie articulant ses campagnes contre byzance avec les observations, datees ou non, permet d'etudier l'equinoxe d'automne 830 et de dater les releves geodesiques du degre terrestre autour de 830-831. Nous cherchons a localiser lesvestiges du premier quadrant monumental de cinq metres, construit sur les hauteurs de damas vers 831, a l'aide de la topographie historique et de la latitude obtenue independamment, a partir des observations de 832 corrigees par les donnees modernes. Nous le reconstituons en dao avec sa pinnule percee permettant de viser le soleil. Nous evoquons enfin le premier observatoire construit dans une enceinte fermee, a bagdad en 988. La lumiere solaire se projetait sur le sol spherique a travers un oculus central perce dans le toit. Nous parcourons ainsi toutes les echelles de l'espace, du petit trou de pinnule jusqu'a l'immensite des paysages et de la voute celeste traversee par le soleil. Et l'orifice du dernier exemple etudie, sert en quelque sorte a representer l'immensite du ciel. . .


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Informations

  • Détails : 392 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 370 ref.

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  • Bibliothèque : École pratique des hautes études. Service Commun de la documentation, des bibliothèques et des archives.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 4 Ms 139 1-2
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