Effets des conditions d'élevage sur la différenciation du sexe chez le bar, Dicentrachus labrax, caractérisation du dimorphisme sexuel de croissance

par Eric Saillant

Thèse de doctorat en Sciences chimiques et biologiques pour la santé. Endocrinologie cellulaire et moléculaire

Sous la direction de Béatrice Chatain.


  • Résumé

    Ce travail vise à décrire la gonadogenèse et le dimorphisme sexuel de croissance chez le bar Dicentrarchus labrax en élevage puis à étudier le déterminisme du sexe dans cette espèce. La gonadogenèse est étudiée par histologie dans une population constituée de 30 familles. Elle s'opère de 125 à 416 jours post-éclosion (jpe) pour des tailles de 2. 6 à 30g. Un large excès de mâles (93%) dont 59% ont des ovocytes intratesticulaires est observé. 30%, parmi les plus gros, se différencient précocement [165 jours post-éclosion (jpe)] et effectuent une spermatogenèse dès leur première année. Les femelles se différencient également précocement (165 jpe) et sont significativement plus grosses que les mâles dès 188 jpe. L'évolution du dimorphisme est étudiée en suivant la croissance individuelle de mâles et de femelles: il atteint 67% à 10 mois mais diminue pendant la seconde année de vie pour se stabiliser à 20-30%. La sexualité n'influence que peu pas la croissance pendant la période étudiée [10-45 mois (pe)]. L'analyse du déterminisme génétique du sexe se révèle inefficace du fait d'une forte composante environnementale impliquée dans la différenciation du sexe chez le bar. Pour étudier celle-ci, les principaux facteurs candidats sont testés pendant la période de labilité du sexe (0-50g) sur des populations d'alevins appartenant à un mélange de 30 familles. Tous les lots comptent un excès de mâles (69 à 94%) et les traitements de salinité, de densité et de tri ne modifient pas la sex-ratio. Par contre l'élevage à BOC aboutit à une masculinisation plus forte qu'à 20°C (+20% de mâles). Les poissons sexés sont génotypés sur 3 à 6 locus microsatellites et assignés aux parents utilisés. La sex-ratio est très variable selon les familles (jusqu'à +51% de mâles selon la mère) et des interactions génotype-température sont observées. L'étude d'une tête de lot obtenue à 81jpe révèle que les femelles ont un avantage de croissance visible dès la fin du stade larvaire.

  • Titre traduit

    Effects of rearing conditions on sexual differentia tion ln sea-bass dicentrarchus labrax, characteriza tion of the sexual growth dimorphism


  • Résumé

    The objective of this work was to describe gonadogenesis and sexual growth dimorphism in cultured sea bass Dicentrarchus labrax and to study sex determination in this species. Gonadogenesis was studied at the histological level in a population constituted of 30 sibs of sea bass. Sexual differentiation occurred between 125 and 416 days post-hatching (dph) (individual weights between 2. 6 and 30g). 93% of the fish differentiated as males, 59% of the se showing intratesticular oocytes. 30% of the males, among the biggest, differentiated early [165 days post hatching (dph)] and started spermatogenesis in their first year of life. Ovarian differentiation also occurred early (165 dph) and females were heavier than males from 188 dph. The evolution of the dimorphism was studied by following individual growth of males and females : it reached 67% at 10 month old, decreased during the second year of age and then stabilised around to 20-30%. Sexuality had a low influence on growth during the experimental period (10- 45 months ph). The analysis of genetic sex determination was inefficient due to the influence of uncontrolled environmental factors on phenotypic sex. Ln order to study this phenomenon, the potential factors involved were tested during the labile period of sex determination, to populations composed of 30 pooled sibs of sea bass. An excess of males (69 to 94%) was found in all groups. The salinity, density and size grading treatments did not influence sex-ratios but there were more males in the groups reared at 13°e than in those reared at 200e (+20%). 3400 fish were genotyped on 3 to 6 microsatellite loci and assigned to the breeders used in the mating design. Sex-ratios varied among families (differences up to 51% of males depending on the dam) and genotype-temperature-interactions were observed. The study of lead groups isolated at early growth stages showed that females are already bigger than male at the end of the larval stage.

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Informations

  • Détails : 1 vol. ( 176 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 259 réf.

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