La gestion des composantes temporelles pour se former au travail

par Paul Olry

Thèse de doctorat en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Jean-Marie Barbier.

Soutenue en 2000

à Paris, CNAM .


  • Résumé

    Dans certaines industries, la formation qualifiante des salaries se déroule de plus en plus dans les situations de travail. Les formes sociales de l'alternance s'en trouvent ainsi modifies, qui tentent de ménager aux opérateurs un parcours de formation intégrée à la production. La question posée vise a comprendre comment dans une temps unique les opérateurs industriels produisent et se forment simultanément. L’hypothèse générale est qu'une gestion personnelle des composantes temporelles permet a ces derniers de se former en situation de travail (chapitre 1). Le champ théorique mobilise d'une part l'analyse de l'action située (lave, 1984) comme manifestation du couplage structurel individu/environnement et d'autre part, l’économie des conventions (Thevenot, 1986) qui subordonne les singularités de l'action conduite à l'engagement de l'acteur. Dans cette optique, celui-ci mobilise pour se former un processus de transformation de soi, qui s'analyse ici en terme de gestion du temps (chapitre 2). La méthode appliquée mêle l'observation de cours d'action individuels et l'analyse de contenu des verbalisations en auto-confrontation. Une analyse lexicale du corpus de verbalisations a produite avec le logiciel Alceste (chapitre 3). Les résultats apportent des éléments sur trois points : les pratiques observables de l’activité qui divergent de la prescription (1), sont commentées par les opérateurs au regard de l'intention "pour se former" comme une visée, personnelle de transformation (2). Enfin, l'analyse lexicale du corpus ainsi constitue met en perspective ces discours, ou se combinent production et formation, par l'identification d'espaces-temps thématiques(3). Les opérateurs semblent ainsi agir en référence à un format temporel, qui oriente les actes réalisés selon les significations données à la situation pour s'y construire. Les opérateurs disent ainsi structurer ou soumettre, prendre ou utiliser le temps (chapitre 4). Les interprétations proposées concernent d'une part le processus de gestion du temps qui reposerait sur l'application simultanée aux actes de travail d'un jugement de grandeur (en production) et d'un jugement de valeur (pour se former). D'autre part, elles décrivent les dimensions d'engagement personnel des opérateurs en terme de trajectoire et de présence au lieu. Enfin, quatre modes de gestion du temps sont esquisses, relatifs aux espaces temps


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Informations

  • Détails : 1 vol. (324 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 209 ref.

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