Identification immunologique des larves d'un mollusque bivalve marin : Pecten maximus

par Alain Paugam

Thèse de doctorat en Océanologie biologique

Sous la direction de Marcel Le Pennec.

Soutenue en 2000

à Brest .


  • Résumé

    Pour comprendre les fluctuations d'abondance de certaines especes marines il est important de ne pas negliger leurs stades larvaires planctoniques. Les representants de ces organismes sont difficiles a identifier car les outils specifiques adaptes sont peu nombreux. L'objet de ce travail est de proposer, dans le cadre du pndr (programme national sur le determinisme du recrutement), une approche methodologique qui facilite la reconnaissance des larves de bivalves. L'espece cible est la coquille saint-jacques, pecten maximus et le site d'etude, la rade de brest (france). La voie suivie est immunologique. Parmi les molecules potentiellement immunogenes, les proteines sont retenues pour induire la production de serum anti-larves de pecten maximus. Ce choix necessite le developpement d'une technique d'extraction proteique adaptee aux echantillons larvaires de bivalves marins. Les extraits proteiques obtenus a partir de differentes especes sont analyses en electrophorese sds-page et sont specifiques. Ils permettent de tester analytiquement, en immunotransfert, la specificite des serums anti-extrait proteique larvaire de ce pectinide. Ces serums reagissent fortement vis a vis de l'extrait proteique de larves de pecten maximus mais presentent egalement de nombreuses reponses croisees vis a vis des extraits proteiques appartenant aux autres especes etudiees (aequipecten opercularis, chlamys varia, ostrea edulis, crassostrea gigas, ruditapes decussatus, ruditapes philippinarum, mytilus edulis). Differentes solutions sont envisagees pour reduire le taux de reponses croisees. L'epuisement des serums contre des extraits proteiques de crassostrea gigas permet d'eliminer la quasi-totalite de ces reponses sans nuire a la reconnaissance des extraits proteiques de pecten maximus. Ces serums epuises sont utilises directement contre des lots de larves de bivalves pour valider leur pouvoir de reconnaissance des larves de pecten maximus. Trois marqueurs secondaires destines a la reconnaissance du couple larve de pecten maximus/anticorps sont testes : la phosphatase alcaline, les billes magnetiques (dynal), la fluorescence (fitc). La fluorescence donne les meilleurs resultats et c'est cette technique qui est retenue et mise en application pour permettre de visualiser les larves de pecten maximus contenues dans des echantillons de plancton en provenance de la rade de brest. Ce dernier aspect de l'etude permet sur une annee, d'identifier des larves de pecten maximus en rade de brest et de retrouver une concordance certaine entre la presence de ces larves et les phases de reproduction des adultes. L'outil immunologique detecte les larves de pecten maximus parmi les autres organismes planctoniques et pourrait etre developpe pour de nombreuses especes a condition de disposer de quantite d'extrait proteique monospecifique suffisante pour induire la production d'anticorps.


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  • Détails : 152 p.
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