Biodiversité au sein des melitees (Lepidoptera : Nymphalidae) : phylogénie, génétique des populations chez Euphydryas aurinia

par Marie Zimmermann

Thèse de doctorat en Biosciences de l'environnement, chimie et santé

Sous la direction de Henri Descimon.

Soutenue en 2000

à Aix-Marseille 1 , en partenariat avec Université de Provence. Section sciences (autre partenaire) .


  • Résumé

    La biodiversité des Melitaeini (Lepidoptera : Nymphalidae) a été étudiée au niveau inter-spécifique et intra-spécifique, avec " Euphydryas aurinia ". Au niveau inter-spécifique, nous avons cherché à déterminer les relations phylogénétiques unissant 77 espèces de cette tribu à partir de l'analyse de segments de gènes d'ADN mitochondrial (536 pb environ du 16S, 1422 pb de COI et 499 pb de ND1). De plus, les relations génétiques entre espèces françaises ont été étudiées par analyse électrophorétique de 16 loci enzymatiques. Plusieurs des genres préalablement décrits par Higgins -auteur à l'origine de la classification actuelle- apparaissent paraphylétiques : les genres Occidryas, Euphydryas, Castilia, Chlosyne, Didymaeformia, Eresia, Melitaea et Thessalia. Au contraire, les genres Hypodryas, Eurodryas, Cinclidia, Mellicta, Phyciodes et Anthanassa, comme les groupes d'espèces proposés par Higgins, se sont révélés monophylétiques. Nos hypothèses phylogénétiques indiquent que les Melitaeini seraient originaires de la région néarctique. Au niveau intra-spécifique, nous avons étudié la structure génétique des poplations d' "E. Aurinia " en France, à partir du polymorphisme de 10 loci enzymatiques sur un ensemble de 62 populations. Nos analyses ont révélé l'existence d'une grande diversité génétique au sein de l'espèce avec toutefois un contraste étonnant entre les populations du sud de la France, diversifiées et structurées géographiquement, et celles du nord, génétiquement homogènes. C'est aussi dans le sud que l'on observe les comportements alimentaires et écologiques les plus diversifiés et la plus grande variabilité morphologique. Nos résultats montrent que la structure génétique des populations de l'espèce est liée à la fois à la géographie et à la spécificité alimentaire. L'importante diversité génétique et la structuration claire, observée dans le sud de la France, ne semblent pas impliquer un arrêt des flux géniques entre populations et donc pas de phénomène de spéciation.


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Informations

  • Détails : 316 p.
  • Notes : Publication autorisé par la jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 299-316

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  • Bibliothèque : Université d'Aix-Marseille (Marseille. St Charles). Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire de sciences lettres et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
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