Etude des contraintes liées aux risques de prédation et d'infidélité lors de l'appariement : le cas des oiseaux coloniaux

par François Mougeot

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Georges Périquet.

Soutenue en 1999

à Tours .


  • Résumé

    La plupart des oiseaux sont socialement monogames, et certaines espèces se reproduisent en colonies, une situation ou certaines pressions de sélection et les coûts associés sont potentiellement accrus lors des appariements. Deux types de coûts ont été étudiées dans le cadre de cette thèse, chez deux groupes d'espèces. Le premier coût étudié est lié au risque de prédation associé aux signaux d'attraction de partenaires : la forte compétition sur les colonies implique l'utilisation de signaux localisables et informatifs, qui peuvent également être utilisés par des prédateurs. Ce type de contrainte a été étudiée chez des pétrels, des oiseaux marins coloniaux nocturnes chez lesquels l'appariement repose exclusivement sur des vocalisations. Ces pétrels sont fortement prédatés par des skuas, qui les chassent la nuit et utilisent leurs chants pour les capturer. Les individus non-reproducteurs doivent attirer des partenaires tout en évitant d'attirer l'attention du prédateur. Différents comportements anti-prédateurs ont été mis en évidence, dont l'intensité varie selon la pression de prédation des espèces de pétrels, ce qui suggère une course aux armements entre skuas et pétrels. La deuxième contrainte étudiée est liée au risque de copulation hors-couple (EPC), potentiellement accru sur les colonies. Les coûts associés aux infidélités ont été étudiés chez des rapaces, chez lesquels l'investissement reproducteur des mâles est très important. Des études descriptives, expérimentales et comparatives montrent que la fréquence des EPCs augmente avec la densité et le degré de colonialité des espèces. Les mâles sont capables d'évaluer leur risque, et utilisent des copulations fréquentes (compétition spermatique), voire une surveillance de la femelle, pour s'assurer de leur paternité. Ces comportements, ajustés aux variations de risque, sont potentiellement efficaces, et les EPCs résultent probablement rarement en fertilisations chez les rapaces. Les bénéfices des EPCs pour les femelles sont discutés, ainsi que l'hypothèse d'une formation des colonies via la sélection sexuelle et la recherche des EPCs.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (115 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 83-[96]

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  • Bibliothèque : Université François Rabelais. Service commun de la documentation. Section Sciences-Pharmacie.
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