Effets de l'âge, de l'état nutritionnel et du génotype sur le système des insulin-like growth factors (IGF) chez le poulet

par Caroline Beccavin

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Jean Simon.

Soutenue en 1999

à Tours .


  • Résumé

    Le poulet présente plusieurs particularités dans le domaine des facteurs de croissance apparentés à l'insuline (IGF-I et -II). Après validations méthodologiques, ces facteurs et leurs protéines de liaison (IGFBP) ont été étudiés dans le jeune âge dans deux types de génotypes appariés : poulets génétiquement lourds ou légers et poulets génétiquement maigres ou gras (à même poids, dans ce dernier cas). Dans le premier modèle, l'effet de l'âge et de l'état nutritionnel (cycle jeune-réalimentation à 6 semaines) ont été considérés. Dans le deuxième, les animaux ont été comparés nourris ou à jeûn (48h) à l'âge de 9 semaines. Les concentrations circulantes en IGF-I augmentent jusqu'à 6 semaines chez les poulets lourds et 12 semaines chez les poulets légers. Elles sont plus élevées chez les lourds jusqu'à 6 semaines et à cet âge, quel que soit l'état nutritionnel. Les mêmes différences, moins contrastées, sont présentes pour IGF-II. Ces modifications semblent résulter d'une évolution concomitante dans l'expression hépatique des ARNm codant pour les deux IGF. Trois IGFBP circulantes (28, 34 et 40 kda) liant les 2 facteurs sont présentes ; elles évoluent avec l'âge parallèlement aux IGF. IGFBP-34 est plus élevée chez les lourds. Suite à un jeûne (16 ou 48h), les deux IGF diminuent, ainsi que leurs ARNm hépatiques. Seul IGF-II est rétabli après 24h de réalimentation, sans modification des ARNm hépatiques. IGFBP-28 augmente fortement après 16h de jeûne puis redevient normale à 48h dans les génotypes lourds ou légers (à 6 semaines). La réalimentation diminue IGFBP-28 et -34 chez les lourds uniquement. Dans les génotypes à composition corporelle différente, les gras présentent plus d'IGF-II à l'état nourri et plus d'IGF-I à jeun. Les IGFBP sont assez semblables. Dans ces génotypes (plus lourds et à un âge plus avancé), IGFBP-28 reste élevée à 48h de jeûne. En accord avec certaines observations de la littérature, on peut émettre l'hypothèse suivante : chez le poulet, IGF-I serait plus spécifiquement impliqué dans le développement statural et pondéral alors que IGF-II serait plus spécifiquement impliqué dans l'engraissement.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (134 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 115-134

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  • Bibliothèque : Université François Rabelais. Service commun de la documentation. Section Sciences-Pharmacie.
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